Quel texte nourrit leur engagement ? Témoignages — Service diocésain de l'Écologie intégrale

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Quel texte nourrit leur engagement ? Témoignages

A l'occasion de ce nouveau Carême, nous avons recueilli le témoignage de quelques acteurs du diocèse dont nous connaissons l'engagement écologique et social.
Voici la question à laquelle chaque était invité à répondre : quel est le verset biblique ou le passage de Laudato si’ qui nourrit votre engagement personnel pour l’écologie intégrale ?

Sommaire (cliquer sur le titre souhaité pour y accéder directement)

Témoignage d’Emmanuel Coudel

Délégué diocésain pour l’Unité des Chrétiens, Paroisse de Quingey

« Loué sois-tu, mon Seigneur ». 

La jubilation est au cœur du message de François.

Chaque matin, j’accueille un jour nouveau en regardant la nature : la lumière dorée du soleil, de jeunes pousses, l’image éphémère d’un oiseau qui passe, et je rends grâce à Dieu pour l’harmonie de la Création et le don de la vie. C’est un ressort vital, une invitation à goûter et prendre soin de la Vie aujourd’hui. Ainsi je lis au présent un verset de fin de l’encyclique : 

« La vie éternelle sera un émerveillement partagé, où chaque créature, transformée d’une manière lumineuse occupera sa place et aura quelque chose à apporter aux pauvres définitivement libérés ». (Laudato si' § 243). 

L’attention à chaque instant s’inscrit aujourd’hui dans l’éternité.

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Témoignage d’Antoine Aumonier

Délégué du Secours Catholique de Franche-Comté, Paroisse de Beaupré

« Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. Les possibilités de solution requièrent une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserver la nature. » (Laudato si’ § 139)

Ce passage m’a aidé à comprendre que la Création est comme un corps, un corps vivant dont nous, les humains, sommes l’un des membres, reliés de manière vitale aux autres membres, la nature, les animaux. Prendre soin des relations entre tous ces membres, nous invite à faire de même avec les membres les plus fragiles de notre humanité. Le dérèglement climatique affecte en effet d’abord ceux qui n’ont pas les moyens de s’en protéger. Par exemple, les canicules touchent plus les personnes âgées, les familles vivant dans les cités en béton mal isolées et loin des parcs et jardins où la fraîcheur subsiste. Prendre soin du climat et de la nature, c’est prendre soin des plus pauvres d’entre nous.

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Témoignage de Marie-Noëlle Besançon

Paroisse de Quatre Monts-Saint-Maximin / Notre-Dame du Chêne

Dans Laudato si’, le pape nous propose, devant les constats inquiétants au niveau de l’environnement et de la nature, une démarche dont 

« l’objectif n’est pas de recueillir des informations, ni de satisfaire notre curiosité, mais de prendre une douloureuse conscience, d’oser transformer en souffrance personnelle ce qui se passe dans le monde et ainsi de reconnaître la contribution que chacun peut apporter. » (Laudato si’ § 19)

Ses mots m’ont touché très profondément car je crois que c’est en ressentant la souffrance de l’autre que l’on peut vraiment le comprendre et l’aider. C’est cette empathie, cet amour, qui est le moteur pour agir et prendre part aux solutions à apporter. Je ne peux plus faire comme si cela n’existait pas, je suis à présent concernée par ce problème qui devient le mien. Je crois que Dieu est présent à chaque instant dans sa création et dans nos vies, c’est cette espérance qui m’anime et m’évite de sombrer dans le découragement.

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Témoignage de Susan Coudel

Paroisse Protestante Unie de Besançon

« Tout est lié. » 

Quand j’ai appris ce concept fondamental lors de mes études d’écologie il y a bientôt 50 ans, ça m’a semblé être une évidence ! Tout être vivant dépend d’autres, et aussi de l’eau, l’air, la terre, le soleil… Et les êtres humains n’échappent pas à cette réalité, nous dépendons d’autres êtres pour notre nourriture, nos habits, nos maisons, etc. Et notre manière de consommer affecte humains, animaux, plantes, et aussi éléments naturels, contribuant souvent à des déséquilibres écologiques, économiques, sociaux…

Bouleversement de mon regard sur le monde ! Bouleversement de mon mode de vie, avec comme objectif « vivre plus légèrement sur la Terre », qui a été un fil rouge pendant toute ma vie.

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Témoignage de Bernadette Salvi

Équipe CCFD-Terre Solidaire 25

« Une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice…. pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres.»  (Laudato si’ § 49)

On ne peut séparer défense de l’environnement et recherche de justice sociale. Car ce sont les pauvres qui souffrent le plus du dérèglement climatique et de la dégradation des conditions de vie alors qu’ils en sont le moins responsables. C’est ce qui motive mon engagement dans des associations qui travaillent à construire monde plus juste et solidaire. Une partie de l’humanité vit dans l’opulence, surconsomme et pille les ressources naturelles au mépris de l’environnement et des droits des populations. Il faut travailler à un juste partage des richesses.

Dieu nous a confié la création pour en prendre soin. C’est aussi une question de justice envers les générations futures.

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Témoignage de Fabienne Bourgon

Paroisse du Pays de Franois (labellisée Église verte)

« Chaque créature a une fonction et aucune n’est superflue. Tout l’univers matériel est un langage de l’amour de Dieu, de sa tendresse démesurée envers nous. Le sol, l’eau, les montagnes, tout est caresse de Dieu. » (Laudato si’ § 84)

J’ai choisi ce passage du texte de Laudato si’ pour sa richesse en si peu de mots….

« TOUT EST CARESSE DE DIEU »

Étant amoureuse de la nature, je ressens cet élan qui me pousse à admirer, apprécier, remercier, contempler….

Je me sens si vivante mais fragile avec toute la création végétale, animale, humaine… Ce qui me pousse à m’engager dans une équipe Église verte c’est en partie grâce à cette encyclique du pape François qui rejoint chacun, qui représente un grand axe pour le présent et l’avenir, qui touche tous les aspects de la Vie…

Texte apprécié dans tous les milieux, y compris politiques…

Cette pensée du développement humain et intégral est une nouvelle approche de la nature et de la vie dans leur fragilité et leur beauté….

Elle me conforte dans l’appartenance à un groupe qui est appelé à s’élargir et à s’ouvrir à de nouvelles possibilités d’action pour « Le bien commun ».


 

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Témoignage de Stéphane Bobillier

Chargé de mission "projets numériques" et Administrateur Enoria pour le diocèse

Inspiré par Laudato si’, j’explore un mode de vie plus sobre, conscient que

« tout est lié, tout nous est donné, tout est fragile ». 

Je tente de réduire ma consommation d’objets neufs, d'opter autant que possible pour une alimentation biologique ou issue de petits producteurs locaux, et pour des déplacements à vélo ou en train.

C’est loin d'être parfait, mais j’essaie de progresser d’année en année. Je crois que chaque petit geste compte et peut inciter d’autres, de plus en plus nombreux, à faire de même. C'est une démarche humble, un pas après l'autre, vers une écologie plus intégrale et une société plus juste.

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Témoignage de Mireille Quanquin

Membre de l’équipe Écologie intégrale du diocèse, Paroisse Notre-Dame du Mont

« Je crois que Saint François est l’exemple par excellence de la protection de ce qui est faible et d’une écologie intégrale, vécue avec joie et authenticité. C’est le saint patron de tous ceux qui étudient et travaillent autour de l’écologie, aimé aussi par beaucoup de personnes qui ne sont pas chrétiennes. Il a manifesté une attention particulière envers la création de Dieu ainsi qu’envers les pauvres et les abandonnés. Il aimait et était aimé pour sa joie, pour son généreux engagement et pour son cœur universel. C’était un mystique et un pèlerin qui vivait avec simplicité et dans une merveilleuse harmonie avec Dieu, avec les autres, avec la nature et avec lui-même. En lui, on voit jusqu’à quel point sont inséparables la préoccupation pour la nature, la justice envers les pauvres, l’engagement pour la société et la paix intérieure. » (Laudato si’ § 10)

Quelle grande joie quand j’ai découvert cette encyclique, cela faisait vraiment écho en moi avec tout ce que j’ai reçu depuis mon enfance. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont transmis chacun à leur façon l’attention à l’autre, à la création et à Dieu, c’était déjà d’une certaine façon de l’écologie intégrale. Mon engagement chez les Scouts et guides de France a continué à enrichir et développer cette fibre et cette spiritualité. Saint François m’ a toujours inspirée et attirée pour essayer de vivre de cette simplicité et sobriété avec ma famille et mes amis, et maintenant  pour transmettre ce message dans ma paroisse et au service écologie intégrale du diocèse.

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Témoignage d'Hélène Hypolite

Service diocésain de l'écologie intégrale

« Si nous nous approchons de la nature et de l’environnement sans cette ouverture à l’éton­nement et à l’émerveillement, si nous ne parlons plus le langage de la fraternité et de la beauté dans notre relation avec le monde, nos attitudes seront celles du dominateur, du consommateur ou du pur exploiteur de ressources, incapable de fixer des limites à ses intérêts immédiats. En revanche, si nous nous sentons intimement unis à tout ce qui existe, la sobriété et le souci de protection jailliront spontanément. » (Laudato si’ § 89)

Laudato si’ a été une étape dans mon chemin vers la conscience que tout est lié, conscience qui a modifié mon regard sur le monde et mon mode de vie. Ce passage en particulier m'ouvre à regarder différemment le monde vivant qui m’entoure : j’ai mieux compris à quel point j’étais dépendante des écosystèmes précieux, qui me prodiguent l’air que je respire, ma nourriture, l’eau… ces lignes mettent des mots sur ce sentiment de fraternité que je pouvais déjà ressentir à l’égard des autres vivants, et qui s’est depuis développé, décomplexé. Oui, je me sens unie à tout ce qui existe, et cela génère chez moi émerveillement, sobriété et de protection !

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message de Raymond et Denise Bonzon

Paroisse de Beaupré

« Ce qui se passe dans notre maison » (Laudato si’ chap. 1)

L'eau est un élément indispensable à toutes formes de vie, sur tous les continents. Notre corps est constitué en grande partie d’eau. Vivant à la campagne, nous voyons encore d’avantage ce bien inaliénable que représente l’eau pour les plantes en général, pour la faune et les cultures.

De grands secteurs en Afrique n’ont pas accès à l’eau potable ou bien souffrent de sécheresse. Les maladies liées à l’eau provoquent beaucoup de morts chez les pauvres.

L’eau un don de Dieu, un bien commun. Il convient de la protéger et de la partager. L’au potable et sûre est un droit humain, primordial, fondamental et universel parce qu’il détermine la survie des personnes. Une grande pénurie d’eau est à craindre dans quelques décennies, selon certaines études.

Si nous voulons laisser une planète viable aux générations futures, il est urgent d’agir contre la pollution, notamment celle de l’eau.

Des petits gestes mis bout à bout contribuent à économiser l’eau (récupération de l’eau froide avant la douche, eau de rinçage de la vaisselle pour alimenter la chasse-d’eau, utilisation de lessive naturelle…)

Un paysage où l’eau est présente suscite généralement l’émerveillement, l’admiration.

L’eau nourrit la vie. C’est pourquoi elle est le symbole du baptême. Être baptisé, c’est être plongé dans l’amour de Dieu. L’eau renvoie à la promesse de Jésus de donner une « eau vive » qui comble la soif de l’homme pour toujours.

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Message de notre évêque + Jean-Luc Bouilleret

« Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. »  (Genèse 1,27)

Ce verset des Écritures, nous tourne vers Dieu qui est l’origine de notre humanité. Tout au long de l’histoire de Dieu avec les hommes et les femmes de cette terre, Dieu a toujours manifesté beaucoup de respect pour l’homme. Ainsi, notre rapport à la nature, à la création doit être empreint de respect. Respectons ce qui nous est donné en héritage. Le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent nous est donné en gestion. Nous ne sommes pas propriétaires mais gestionnaires. Dieu n’est pas propriétaire de l’homme et de la femme, il est dans une relation d’alliance.

Puissions-nous être aussi dans cette relation d’alliance avec toutes les créatures de la terre !

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