Les tableaux de la cathédrale
crédit photo : Pierre Guenat
Cette visite a été préparée avec l'aide de l'abbé Axel Isabey, responsable du service Foi et art.
Chapelle latérale gauche, choeur oriental
Ananie et Saphire, Ambrosius Francken (1544-1618), Flandres.
Des hommes emportent le corps mort de Saphire dont l’époux, Ananie, vient aussi de succomber. De quelle mort s’agit-il ?
En trichant sur le montant réel de leur offrande, le couple tentait de s’octroyer la gloire qui vient des hommes… Découvrant le subterfuge, Pierre s’écrie « Tu as menti à l'Esprit Saint en détournant une partie du prix ! » (Actes, 5, 3). C’est la mort à la relation fraternelle que produit cette offrande falsifiée, et que met en scène ce récit d’excommunication pour recel des biens des pauvres ! Remarquez le visage indigné et fâché de l’enfant.

Le Martyre de saint Étienne, Jean-François de Troy (1679-1752), 1750.
Un des sept premiers diacres de l’Église, Étienne en fut aussi le premier martyr. Revêtu d’une belle dalmatique aux couleurs de la Résurrection, il souffre à l’exemple du Christ qui priait pour ses bourreaux : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » (Actes, 7, 60). Au ciel, Jésus et son Père. En bas, un jeune homme garde les manteaux; le futur saint Paul, qui alors approuvait ce meurtre.
L’ABSIDE DU SAINT-SUAIRE
Dans le diocèse, un suaire du Christ fut vénéré comme authentique du XVe siècle à la Révolution. C’est ce drap mortuaire, symbole de la Résurrection, que ces tableaux veulent honorer, invitant les fidèles à s’unir, par leur prière, à la Passion et à la Résurrection du Christ.

Le Christ au Jardin des Oliviers, Jean-François de Troy, 1751.
Un ange, tenant la coupe offerte pour le Salut du monde, réconforte le Christ, tandis que derrière lui ses disciples l’abandonnent dans leurs sommeils. Judas, au fond du jardin, conduit des soldats pour le leur livrer. C’est l’instant bouleversant de l’humble prière du Christ adressée à tous les hommes, les bras grands ouverts et la main du coeur tendue vers le spectateur :
« Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde. Il ne faut pas dormir pendant ce temps là. » (Blaise Pascal, Pensées, XVIIe siècle)

Le Portement de Croix, Jean-François de Troy, 1751.
Précédé de deux malfaiteurs déjà dévêtus pour être crucifiés, suivi de Simon de Cyrène réquisitionné pour l’aider à porter sa croix, Jésus, le visage empreint de tristesse, porte le poids de toutes les violences. Pourtant, le peintre le représente corps et habits intacts, malgré flagellation et outrages, rappelant ainsi sa filiation divine et « sa royauté qui n’est pas de ce monde » (Jean, 18, 36). La précieuse tunique rouge confesse qu’en Jésus « Dieu s’est fait homme » (Jean, 1, 14) ; et le vaste manteau ruisselant de bleu rappelle que, par Lui et en Lui, le Ciel s’est offert à la terre.

La Descente de Croix, Charles-Joseph Natoire, 1755.
Un ample linceul blanc jaillit de la croix comme une eau abondante qui coule entre les bras de Marie-Madeleine (à gauche), jusqu’aux mains de Joseph d’Arimathie (à droite), qui eut le courage de demander à Pilate le corps de Jésus. Ce corps est soutenu par un jeune homme de rouge vêtu dont la force corporelle dit la vigueur spirituelle ; c’est Jean, le disciple bien-aimé, seul des disciples à suivre le Christ jusqu’à la croix (Jean, 19).

La Mise au tombeau, Charles-Joseph Natoire, 1755.
St Jean, vêtu de rouge, et Joseph d’Arimathie, aux bras vigoureux, portent en sa tombe le corps du Christ, lourd de la gloire de l’Éternel « qui tant aima le monde qu’il lui donna son Fils unique » (Jean, 3, 16). Joseph, le seul à nous regarder, nous interpelle de ses yeux profonds : quelle sera notre place à la Passion du Christ ?

La Résurrection du Christ, Charles André Van Loo (1705-1765), 1750.
Tandis qu’un ange soutient la pierre tombale et un autre le suaire, qu’un garde sommeille et trois autres s’effraient, le Christ, en son matin de Pâques, s’élève vers le ciel. Ses longs bras chassent l’opacité des nuages, et son corps nu, à jamais éternel, nous illumine comme une aurore irréversible : « La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres n’ont pu la saisir. » (Jean, 1, 5).
Remarquez les marbres blanc et noir de la chapelle et de l’autel, tel le linceul blanc du Christ assaillant les ténèbres. Nous entrons dans le combat de la vie contre la mort, de la foi contre la désespérance : « La mort de l’homme a été engloutie dans la victoire du Christ ressuscité. » (1 Corinthiens, 15, 54).

Chapelle latérale droite, choeur oriental
Prédication de Ferréol et Ferjeux, Charles-Joseph Natoire, 1754.
Fin IIe siècle, l'évêque Irénée de Lyon envoie Ferréol, prêtre, et son frère Ferjeux, diacre, évangéliser Vesontio (Besançon). Revêtu d’une chasuble blanche (couleur de la Résurrection) et un crucifix à la main, Ferréol prêche car « la foi nait de la prédication » (Romains, 10, 17). Ferjeux, revêtu d’une dalmatique rouge (couleur des martyrs), tient les Saintes-Ecritures largement ouvertes : « Apprenez à connaître le coeur de Dieu dans les paroles de Dieu. » (Pape Grégoire le Grand, VIe siècle)

saint Jean l’Évangéliste, Guillaume-François Colson (1785-1850), 1827.
En prison sur l’île de Patmos, Jean reçoit d’un ange la vision solennelle de la victoire finale du Christ sur le mal, révélation qu’il écrira dans sa célèbre Apocalypse.
CHAPELLE DES FONTS BAPTISMAUX
Mise au tombeau, Jacques da Ponte (1510–1592), dit le Bassan, Italie, XVIe siècle.
Joseph d’Arimathie soutient le corps du Christ. Une jeune femme (Marie-Madeleine ?) tient un cierge allumé, signe d’une fervente espérance jusqu’au coeur de la nuit. Marie, les mains tendues, offre son Fils, tant à nos regards qu’à notre foi. A sa gauche, saint Jean, tout de rouge fervent. « Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière. » (Victor Hugo, Les Contemplations, 1847)

CHAPELLE SAINT-JOSEPH
Christ au tombeau entouré d’anges, Sébastien Conca († 1754), 1733.
L’ange à gauche, le plus éclairé, soulève délicatement le linceul recouvrant le corps dont on peut voir les stigmates (mains, pieds et flanc transpercés), et nous invite à la compassion.

Miracle de saint Théodule, Jan Van de Venne (1590-1651), 1629.
Au IVe siècle, le 1er évêque de Sion (Valais), avec sa chape et sa mitre, implore le ciel après une mauvaise récolte. Bénissant et pressant quelques grappes, il obtient un moût surabondant.

Descente de Croix, vers 1630.
(D’après Rubens, 1611, cathédrale d’Anvers)
Une Vierge soutient le corps du Christ. A son côté, st Jean, vêtu de rouge. Dans un bassin d’or recueillant le précieux sang, des instruments de la Passion : clous, couronne d’épines et le motif de la condamnation.

Chapelle Boitouset
Notre-Dame des Jacobins, le Passignano (1560–1638), 1630, Florence
Provient du couvent des Dominicains de Rivotte. Surnommée Notre-Dame des Ondes pour avoir survécu à un naufrage, elle suscita bien des miracles et attira de nombreux pèlerins.
Marie et Jésus nous regardent avec simplicité et bienveillance. Le visage de Marie, paisible et affectueux, est encadré de ses cheveux noirs couverts d’un voile délicatement plissé ; et les bras de l’Enfant enserrent avec tendresse le cou de sa mère. Dans leur expression, il y a comme l’esquisse d’un sourire, presque une timidité, de Celui et de celle qui ne peuvent que s’offrir, sans imposer leur présence. « Quand vint la plénitude du temps, Dieu par la femme, donna son Fils. » (Galates, 4, 4).

CHAPELLE DE L’IMMACULÉE-CONCEPTION
Sainte Marguerite d’Antioche, XVIIe siècle.
Sa seule force face au dragon, symbole des puissances maléfiques, son crucifix : « Le Christ a voulu réconcilier tous les hommes avec Dieu par la croix ; là, il a tué la haine. » (Ephésiens, 2, 16)
Oeuvres de Jacques-Joseph et Jean-François Baudot, XVIIe siècle, Besançon :
Prédication de saint Ferjeux.
Devant un gouverneur païen et sous un ciel d’orage annonçant son martyre. Deux colonnes antiques rappellent qu’il évangélisa la Franche-Comté gallo-romaine au IIe siècle.
Martyre des saints Ferréol et Ferjeux.
Le bourreau s’apprête à décapiter Ferjeux avec son sabre maculé du sang de Ferréol gisant à terre. Deux anges apportent les palmes et les couronnes des martyrs.
Martyre de saint Jean Évangéliste, devant la Porte Latine, 1678.
"À Rome, après lui avoir coupé les cheveux par dérision, on le jeta dans une chaudière d'huile bouillante. Il n'en ressentit aucune douleur, et en sortit parfaitement sain. » (Légende dorée, Jacques de Voragine, XIIIe siècle).
Martyre de saint Vincent, 1679. Diacre de Saragosse, mis à mort en 304, son culte se répandit dans les régions viticoles. Un ange lui apporte une couronne : « Reste fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie » (Apocalypse, 2, 10), et une palme (Apocalypse, 7, 9).
Martyre de saint Étienne, 1678.
Les bourreaux sont, tragiquement, assistés par un enfant portant une pierre. Etienne a les bras tendus vers les cieux où Dieu le Père et le Christ lui apparaissent. A droite, Saül, le futur apôtre Paul, garde les manteaux des tortionnaires.
Saint Jean de Patmos.
Couronnée d’étoiles, Marie est sur un croissant de lune. Deux anges maternels portent l’enfant Jésus offert pour le salut du monde par Dieu le Père, à droite dans le ciel. Une bête à sept têtes (symbole du mal) rugit pour guerroyer contre le Christ. St Jean, regard extatique et plume à la main, écrit sa vision (Apocalypse, 12).
CHAPELLE DU SACRÉ-COEUR
Ces huit portraits des comtes de Bourgogne sont des copies du XIXe siècle réalisées par le bisontin Edouard Baille (1814–1888). Rainaud 1er († 1057), Guillaume le Grand († 1087), père du Pape Callixte II, Rainaud III († 1148), père de l’impératrice Béatrix, Othon 1er († 1200), Gaucher III († 1175), sire de Salins, Etienne de Bourgogne († 1299), chanoine de Besançon, Etienne de Vienne († 1193), archevêque de Besançon et Gérard († 1184), comte de Vienne et de Mâcon.


Nef latérale gauche
Beau triptyque aux armes d’une famille d’Ornans.
Deux panneaux sur bois appartenant à un tableau votif, aux armes de la famille Chevroton, attribué au peintre bisontin Sille de Loisy (1595–1657). Le premier, Renobert Chevroton († 1638), abbé de Montbenoit ; le second Pierre Chevroton, capitaine d’Ornans.
CHAPELLE SAINT-DENIS
En 1905, Mgr Petit, archevêque de Besançon, se proposait d’affecter cette chapelle au Saint-Sacrement (lieu de la réserve eucharistique). Il confia à Henri Rapin (1873-1939), peintre symboliste, le soin de la décorer de sept toiles marouflées sur le thème de l’Eucharistie. Quatre toiles rappellent des étapes de l’Ancien Testament, interprétées comme préfiguration de l’Eucharistie. Trois toiles en évoquent l’accomplissement en Jésus-Christ. Une citation biblique éclaire chaque scène.

La première Alliance avec Abraham et Moïse,
aurore de la révélation de Dieu au peuple hébreu.
Melchisédech, roi de Salem
Melchisédech, roi de Salem (Jérusalem) offre à Abraham (à cheval) le pain et le vin en signe d’hospitalité sur la terre promise, et le bénit (Genèse, 14). Sur cette même terre, Jésus consacrera le pain et le vin de l’Eucharistie, offrande d’une hospitalité divine à tous les hommes.
Le Sacrifice d’Isaac.
Les sacrifices humains étaient fréquents, et la Bible s’efforça d’y mettre fin. Le sacrifice du fils d’Abraham,
interrompu par ordre de l’ange de Yahvé (Genèse, 22), préfigure celui du Christ.

La Manne
Après leur fuite d’Egypte avec Moïse, les Hébreux reçurent cette nourriture céleste durant leur exode de 40 ans au désert (Exode, 16). Cette manne préfigure le pain de vie éternelle en Jésus-Christ.

Moïse frappe le rocher avec sa baguette (Exode, 17)
d’où jaillit une eau abondante, dans ce désert où les Hébreux se protègent du soleil à l’ombre des rochers. Cette eau préfigure « les fleuves jaillissant en vie éternelle du sein du Christ » (Jean, 7, 38).

La nouvelle Alliance,
midi de la révélation en Jésus Christ.
La Multiplication des Pains.
Au bord du lac de Tibériade, près de Capharnaüm, Jésus se tient debout, comme s’il anticipait la célébration Eucharistique. Un apôtre distribue des pains à une assemblée recueillie et aussi paisible que ce paysage vallonnée où l’on aperçoit une barque.

Promesse de l’Eucharistie.
Dans un décor néo-byzantin représentant la synagogue de Capharnaüm, Jésus, debout, s’efforce de donner sens à la multiplication des pains. Cette nourriture n’était que temporaire, elle ne peut rassasier l’âme de l’homme confronté à sa finitude. Une seule nourriture peut le combler, prêche Jésus sur cette tribune de la synagogue : « Vos pères, dans le désert, ont mangé la manne et sont morts. Mais qui mangera ce pain vivra à jamais. Et même, le pain que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde. » (Jean, 6, 49). L’assistance est déconcertée, et si un couple assis semble boire ses paroles, derrière lui un homme chuchote avec son voisin, et semble des plus dubitatif.

La Cène du Jeudi Saint.
Au centre, présidant son dernier repas pascal avant sa Passion, Jésus est entouré de ses douze apôtres. A sa gauche, Jean, jeune et imberbe. A sa droite, Pierre, sur lequel Jésus a promis de fonder son Église (Matthieu, 16, 18). À droite et debout, Judas s’apprête à partir pour le livrer aux prêtres du Temple. Hormis Jean, tous les apôtres ont le visage grave et interrogatif sur le sens des paroles de Jésus, dont ils ne comprendront le sens qu’à la lumière de la Résurrection. Jésus tient de sa main gauche le pain, et de sa main droite la coupe de vin : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » (Jean, 6, 54).
La Cène a lieu dans un édifice ancien à connotation religieuse, qui rappelle le projet d’une chapelle du Saint-Sacrement en ce lieu.
La longue table de la Cène, drapée d’une belle nappe blanche, épouse parfaitement l’abside, actualisant ce repas d’il y 2000 ans en évoquant la célébration de l’Eucharistie d’aujourd’hui. Devant la table, le lavement des pieds, par Jésus, de tous ses apôtres, est rappelé par un linge, une bassine et une jarre. Une belle corbeille de fruits sur le sol veut-elle suggérer qu’il n’est plus de « fruit défendu » qui conduise à la mort ?

Nef latérale droite
Saint Jérôme, Italie, XVIIe siècle.
Cette représentation porte tous les attributs traditionnels du saint : le manteau pourpre et le chapeau de cardinal pour signifier qu’il est prêtre romain, la croix, le crâne et la Bible rappellent son érémitisme, enfin il est représenté dans le désert en homme mûr recevant l’appel signifié par la trompette vers laquelle il se tourne.
Cette oeuvre, remarqué par de nombreux experts, a été restaurée grâce au mécénat populaire et installée dans la cathédrale en décembre 2017 par les services de l'État.

Adoration des Mages, Lombardie, XVIIe siècle.
La Vierge Marie trône, l’Enfant sur ses genoux. Balthasar agenouillé baise délicatement le pied de l’Enfant, Melchior semble hypnotisé par la Révélation et Gaspard, vêtu de rouge se détourne de la scène, il semble regarder un cortège situé hors champ. Le clair-obscur de la scène met en évidence les personnages principaux.
Cette oeuvre, remarqué par de nombreux experts, a été restaurée grâce au mécénat populaire et installée dans la cathédrale en décembre 2017 par les services de l'État.

Christ en Croix, Francesco Trevisiani (1656–1746), 1699.
Le long corps du Christ qui s’étire du Golgotha vers le ciel, unit terre et cieux. Yeux ouverts et visage tourné vers un rai de lumière en haut à gauche, Jésus prononce-t-il cette bouleversante prière de miséricorde ? « Père, pardonne-leur, ils ne savent ce qu’ils font. » (Luc, 23, 34)
Ou de confiance absolue : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » (Luc, 23, 46)

La Vierge aux Saints, du dominicain Fra Bartolomeo (1469-1517), 1512.
La scène se situe à l’intérieur d’un temple, ouvert sur un jardin où quatre personnages nus symbolisent l’Antiquité païenne, en attente d’être revêtue de la foi chrétienne.
Entourés de deux anges musiciens aux ailes arc-en-ciel, la Vierge et le Christ trônent sur une nuée qui fourmille d’angelots aussi ludiques qu’espiègles ; ils sont la grâce d’enfance.
La Mère de Dieu tient délicatement Jésus qui sourit et bénit anges, martyrs, saints, donateur, et spectateurs. Trois de ses doigts confessent le Dieu trinitaire, deux repliés, sa nature divine et humaine.

Sur le pavement du temple, fleuri des fleurs du rosaire cher à la prière des Dominicains, trois martyrs, à gauche, et deux saints, à droite :
À gauche, Sébastien, martyr romain du IIIe siècle, transpercé de flèches.
Derrière lui, Étienne portant sur sa tête la pierre de sa lapidation, peu de temps après la Passion du Christ.
Agenouillé devant eux, Jean-Baptiste, cousin du Christ, avec son vêtement de poils de chameau, qui mourut décapité sous Hérode, désigne le donateur, Ferry Carondelet.
À droite, Antoine d’Égypte, père du monachisme d’Orient (IIIe- IVe siècle), avec sa bure de laine sombre. Il tient une clochette et un bâton en T, le Tau de l’alphabet hébreu qui évoque la croix.
Bernard de Clairvaux (XIIe siècle), moine cistercien, avec sa tunique de laine blanche. Visage tourné vers la Vierge et le Christ, une main ouverte vers le ciel, l’autre vers la terre, tout son corps est prière pour tous les hommes.
« Il est un parfum supérieur à tous, le parfum de la bonté, parce qu'il se compose des misères des pauvres, des angoisses des opprimés, des tristesses des affligés, des fautes des pécheurs. » (Saint Bernard, Sermon sur le précieux parfum de la miséricorde)
Chef d’oeuvre de la Renaissance italienne, il fut offert par Ferry Carondelet, archidiacre de Besançon, diplomate auprès du Pape Jules II, puis abbé de Montbenoît. Vêtu de rouge et agenouillé, le donateur nous regarde en désignant Marie et son Fils.
Vierge de Pitié
Peinte vers 1540-1550 par un artiste flamand, ayant séjourné à Rome. S’inspire du chef d’oeuvre de Michel-Ange réalisé en 1498-1499 pour le cardinal français Jean Bilhères de Lagraulas. Cette Pietà a été transposée à l’entrée du sépulcre où s’enracine un arbre, sec et verdoyant, symbole de la mort et de la résurrection. Sur les genoux de la Vierge, vêtue de rose, repose le corps de son Fils. Près d’elle, les clous et la couronne d’épines, dans un paysage qui semble s’être drapé de deuil. A l’horizon, Jérusalem fortifiée.




