La symphonie pastorale du Bon Pasteur
Dans la Symphonie pastorale de Beethoven, le tableau idyllique d’une nature où le berger et les brebis vivent dans l’harmonie paisible de l’Éden est à peine assombri par l’orage au quatrième mouvement, avant que le cinquième et dernier mouvement retrouve la joie parfaite dans ce qui résonne comme un chant d’action de grâce. Si l’histoire du salut est une symphonie pastorale, dans laquelle Jésus est « le bon pasteur, le vrai berger » (Jn 10, 11) et l’humanité un troupeau de brebis, alors il nous semble parfois que l’orage du quatrième mouvement s’éternise à l’excès. L’orchestre philarmonique du Ciel, composé d’anges et d’archanges musiciens, joue une partition dont le Père éternel est l’auteur, mais les hommes y ont ajouté quelques variations et des annotations pas toujours marginales qui en rendent l’exécution plus difficile et le dénouement plus lointain. On attend avec impatience la délivrance du cinquième mouvement !
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