Edito du dimanche — Doyenné 13 / Luxeuil

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Paroisse Saint-Colomban - Luxeuil-les-Bains (ex. doyenné de Luxeuil) Paroisse Saint-Colomban - Luxeuil-les-Bains (ex. doyenné de Luxeuil)

Edito du dimanche

Bienvenue sur l'espace numérique de la paroisse Saint Colomban - Luxeuil les Bains !
Vous y trouverez des informations pratiques et des renseignements sur la vie et les activités de nos communautés.
Chaque semaine, cliquez sur l'image ci-dessus ou sur "Lire la suite" pour découvrir l'édito de notre curé, l'abbé Jean-François Francisco ou par un prêtre, un diacre ou une des trois coopératrices paroissiales.
Bonne visite à tous !

Compte rendu de la réunion de l'Equipe de Coordination Pastorale qui s'est réunie le 9 décembre à la Cité.
 L'ECP poursuit sa réflexion sur le choix des églises phares, conformément aux orientations synodales diocésaines.
À partir du 1er janvier et pour la période hivernale : modification partielle des messes de semaine
– Mardi, 8h30 : St Sauveur (salle paroissiale)
– Vendredi, 18h30 : Basilique (chapelle de la sacristie)
Les autres jours et autres lieux restent inchangés.
Après Pâques, reprise des célébrations dans les églises ou chapelles où cela sera possible.

Edito du dimanche 22 février - 1er dimanche de carême

Mercredi dernier, nous sommes entrés en Carême. Aujourd'hui, premier dimanche de ce temps de préparation, le Seigneur nous invite à partir dans le désert pour quarante jours. "Allez dans un lieu sec et aride, un monde hostile où le danger guette à tout moment", semble-t-il nous dire. Quelle folie !

Pourtant, la Bible nous présente souvent le désert comme un lieu privilégié de rencontre avec Dieu. Le mot "Sion" y apparaît 152 fois. En hébreu, "Sion" (Tzion) signifie littéralement "lieu aride, désertique". Dieu nous appelle donc à nous rendre dans ces espaces dépouillés pour Le retrouver. Comment pourrions-nous Le rencontrer lorsque le bruit nous empêche de L'entendre, lorsque notre travail nous coupe de la prière, ou lorsque notre vie trépidante nous prive de moments précieux en famille ? Pendant ce temps de Carême, le Seigneur nous demande simplement d'abandonner cette vie agitée pour nous recentrer sur Lui et sur nous-mêmes.

Le Carême est le moment idéal pour faire une retraite spirituelle dans un monastère. Vivre une semaine dans le silence, l'abandon de soi, la prière et la méditation nous rapproche de Dieu. Le Seigneur vient à notre rencontre pour nous parler en tête-à-tête, comme un père à son enfant, sans que rien ne vienne perturber cette relation. Pour rétablir cette communication, le Christ a tout prévu. Le sacrement de la réconciliation est là pour nous libérer de nos erreurs et nous aider à ouvrir notre cœur aux autres.

Ce temps de Carême nous appelle donc à nous ouvrir à l'autre : par le partage, l'écoute, la visite à un malade ou à un résident en EHPAD. Mettons en pratique la charité sans demi-mesure, en y mettant tout notre cœur. Voilà ce que le Seigneur nous demande pendant ces quarante jours qui nous séparent des fêtes pascales !

Hervé CHEVALIER

Aumônier Militaire

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Edito du mercredi des Cendres

 

“Revenez à moi de tout votre coeur dans le jeûne, les larmes et le deuil!” Joël 2, 12 

 Quel beau programme de Carême pour nous recentrer sur Dieu et mieux aimer notre prochain ! 

Le jeûne dont parle le prophète ne nous invite-t-il pas à faire le tri entre ce qui est vital pour la vie éternelle et tout ce qui est terrestre et passager ou “ vanité” ?

Les larmes ne sont - elles pas le signe visible d’un vrai repentir ? Dieu veut nous libérer de notre péché, nous laver de nos fautes si nous savons les reconnaître et les confesser pour recevoir son pardon.

Et le deuil ne signifie-t-il pas que nous devons renoncer à nos mauvaises habitudes, à nos mauvais penchants, à une vie loin de Dieu, à nos arrangements avec les dix commandements et la loi d’amour de Dieu? 

Et pourquoi cette autre exhortation à ne pas rechercher la gloire des hommes mais  celle de Dieu? Pourquoi notre orgueil nous prive-t-il de la récompense qui est la vie éternelle?

Dieu qui est amour veut que nous l’aimions pour lui-même et que nous accueillions son amour. Lui donner la première place dans nos vies, prendre le temps de lui parler, de lui confier nos peines, nos joies, de lui demander son aide, le laisser vivre en nous, de l’accepter à tout instant et  surtout dans les moments de contrariété, de contretemps et d’épreuve, voilà une bonne façon de l’aimer. De plus, nous aimerons nos frères et sœurs en vérité.

En 1 Jn 4; 19 -5,4, nous lisons ceci 

 “ Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu:  lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements. 

Et ses commandements nous demandent d’aimer Dieu par dessus tout, de respecter le dimanche, d’honorer ses parents, de ne pas tuer, de ne pas commettre l’adultère, de ne pas voler, de ne pas mentir, de chasser les pensées et désirs impurs, de jalousie, de rivalité…

Notre carême 2026 va-t-il nous permettre de nous laisser aimer par Dieu, de laisser son amour agir en nous? Est-ce que ce ne serait pas là  le chemin vers la sainteté à laquelle nous sommes tous appelés ?

Et de plus l’ amour si généreux  de notre Dieu est tel que si chacun de nous recherche cette voie et se laisse aimer de Dieu, il contribue de  surcroît à sauver  le  peuple de Dieu   tout entier. Quelle belle responsabilité ! Aimons Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos forces et surtout laissons - nous aimer de Dieu ! Saint et joyeux Carême !

Marie-Paule Zert  Coopératrice Paroissiale Paroisse Saint Colomban - Luxeuil les Bains 

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Édito du 15 février 2026

« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. »

En ce dimanche, Jésus nous invite à aller au cœur de la Loi : non pas une suite de règles à observer, mais un chemin de vie qui conduit à l’amour vrai. Il nous appelle à une justice plus profonde, qui engage le cœur autant que les actes. Choisir le bien, la fidélité, la réconciliation, ce n’est pas d’abord une contrainte, mais une liberté offerte. Demandons au Seigneur la grâce d’un cœur ajusté au sien, capable de faire de nos choix quotidiens un témoignage de son amour.

En ce week-end de la fête de la Saint-Valentin, nous souhaitons une belle fête à tous les couples. Que le Seigneur bénisse votre amour et le fasse grandir jour après jour. 

 

Virginie Crevoisier, coopératrice paroissiale, paroisse Saint Colomban, secteur missionnaire de la Vallée du Breuchin

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Édito du 8 février 2026

« Vous êtes le sel de la terre »

         Jésus nous dit aujourd’hui vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde.

        Le sel et la lumière sont deux éléments essentiels à la vie. Sans eux, aucune vie ne peut subsister sur terre. En plus de cette fonction primordiale, ils partagent une caractéristique commune : ce sont des révélateurs capables de faire émerger les potentiels. Le sel donne du goût et rehausse la saveur des plats. La lumière illumine le paysage et révèle la beauté du monde. Deux piliers d’épanouissement. Une pincée de sel jetée dans un plat pourra relever nettement sa saveur. Un vrai délice quand c’est bien dosé ! Une petite lumière suffira parfois à éclairer un coin sombre perdu au milieu de nulle part !

     Le ferment que les chrétiens doivent insérer dans le monde, le témoignage qu’ils doivent donner, est celui de la charité envers le pauvre, qu’il soit pauvre de pain, de culture, et d’amour. Mais ils doivent aussi être à l’écoute des malades et des exclus. C’était déjà, selon la première lecture, l’enseignement de l’Ancien Testament. Ces paroles résonnent encore  plus fortement aujourd’hui en ce dimanche la santé.

    Alors oui les baptisés sont des illuminés, jusqu’au sens de légère démence ...Et si ce mois de février était précisément le temps de la douce folie de croire et d’espérer ? Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages (1Co1,27). On n’empêche pas les chrétiens d’avoir ce petit grain, « ce petit truc en plus », qui fait dérailler les évidences mornes et déjoue toutes nos blasées monotonies.

 

      Marie-Josèphe Haustête coopératrice paroissiale - paroisse Saint Colomban - secteur missionnaire de St Loup

 

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Edito du dimanche 1er février

Heureux… vraiment ?

 Avouons-le, quand on entend les Béatitudes, une petite voix intérieure se réveille parfois :
Heureux les pauvres de cœur ? Heureux ceux qui pleurent ? Sérieusement ?

 Dans un monde qui valorise la performance, la visibilité et les comptes bien remplis, Jésus semble parfois vivre sur une autre planète. Et pourtant ….
Si l’on écoute bien, les Béatitudes ne sont pas une liste de conditions impossibles à remplir, mais une déclaration d’amour adressée à l’humanité telle qu’elle est, aujourd’hui, ici et maintenant.

- Heureux ceux qui manquent de tout ?  Non.
Mais heureux ceux qui savent qu’ils n’ont pas tout, et qui osent demander de l’aide.
- Heureux ceux qui pleurent ? Pas la tristesse pour la tristesse, mais ceux qui refusent l’indifférence, ceux dont le cœur n’est pas devenu insensible face aux injustices, aux blessures du monde et de leurs proches.

Dans notre société pressée, Jésus ose dire :
- Heureux ceux qui prennent le temps d’être doux, quand tout pousse à être dur.
- Heureux ceux qui cherchent la justice, même quand cela complique la vie.
- Heureux les artisans de paix, surtout quand le conflit fait plus de bruit et rapporte plus que la bonne entente.

Les Béatitudes ne promettent pas une vie facile. Elles promettent une vie vraie.
Elles ne disent pas : “Tout ira bien.”
Elles disent plutôt : “Tout n’es pas perdu, même quand tout semble bancal.”

 En ce dimanche, laissons-nous rejoindre par ces paroles qui dérangent autant qu’elles consolent. Peut-être découvrirons-nous que le bonheur n’est pas toujours là où l’on nous dit de le chercher… et que Dieu, Lui, a un sens de l’humour assez subtil pour appeler " heureux " ceux que le monde oublie.

 

                                               Jean-Marie Moesch, diacre

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Edito du dimanche 25 janvier 2026

 

« Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance » (Ep 4, 4)...

C’est le thème qui a accompagné la semaine de prière pour l'unité des chrétiens, du dimanche 18 au dimanche 25 janvier, est une invitation à la communion. Cette parole nous rappelle la prière que nous proclamons  quand nous chantons « nous sommes le Corps du Christ ».

Depuis quelques temps déjà, le mouvement œcuménique est à l’œuvre dans la vie des églises ; c’est une prise de conscience de la nécessité pour les chrétiens  d’être unis pour annoncer la Bonne Nouvelle du Christ Jésus.

Depuis 1910, différentes rencontres se sont mises en place jusqu’à la création d’un Conseil Mondial des Églises qui se développera dans les années suivantes.

Pour les catholiques, le Concile Vatican II marque un tournant décisif. En 1959, Jean XXIII annonce le projet d’un concile œcuménique. En 1964, le décret Unitatis Redintegratio (« le rétablissement de l’unité ») marque un changement historique. L’Église reconnaît officiellement l’œcuménisme comme une priorité. « Un changement irréversible » réaffirmeront Jean-Paul II et ses successeurs. La même année, Paul VI rencontrera le patriarche Athénagoras à Jérusalem. Ils révoqueront les excommunications mutuelles de 1054 (Église de Besançon, janvier 2026).

Nous voici donc, avec toutes les Églises, acteurs de cette mise en œuvre de l’Unité des Chrétiens, comme nous y invite St Paul aujourd’hui dans sa 1ère lettre aux Corinthiens 1, 10 : « Frères, je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ : ayez tous un même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions »…

C’est dans cette perspective que nous nous sommes retrouvés vendredi à 18 h 30 à la salle du Cep pour une veillée de prière. Cette année, les prières et réflexions pour l’unité des chrétiens ont été préparées par les fidèles de l’Église apostolique arménienne, avec leurs frères et sœurs de l’Église catholique et des Églises évangéliques arméniennes. Cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens nous invite à approfondir notre fraternité en Christ. L’unité est une mission divine qui est au cœur de notre identité chrétienne. Comme l’affirme l’apôtre Paul dans sa lettre aux Éphésiens, « Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance » (4,4). Ce verset biblique, résume la profondeur théologique de l’unité des chrétiens.

                                                                       Jean-Marie Cheney, prêtre

 

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 Edito du dimanche 18 janvier 2026

« VOICI L’AGNEAU DE DIEU »

Dieu ne cesse de se présenter à nous pour que nous devenions les témoins convaincants de sa Parole et de ses Actions. Même si nous ne pouvons pas Le voir ni Le connaître parfaitement.

Ce deuxième dimanche du Temps Ordinaire de l’Année A se présente comme une autre Epiphanie. « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ». « C’est lui le Fils de Dieu, … ». En effet ce Temps Ordinaire n’est pas aussi ordinaire à comprendre et à vivre. Car Dieu n’est pas un Mystère ni lointain. Ainsi avec le dévoilement de l’identité et de la mission de Jésus, nous sommes démasqués et responsabilisés pour devenir des témoins et des disciples missionnaires dans nos familles et rencontres.

Jésus est à la fois le Serviteur et l’agneau de Dieu annoncé par les prophètes, qui se sacrifie en remplacement de l’agneau pascal (Mc 14,12). Aussi confessons-nous que Dieu est à la fois le Père, et le Fils, et l’Esprit Saint. Il veut par amour et solidarité demeurer en nous pour vivre et agir avec nous, en nous, et à travers nous sans s’imposer à nous. Mais comment Le manifestons-nous à travers nos paroles et actes ? Comment transmettons-nous la foi à ceux qui ont vraiment besoin de Lui ou qui Le cherchent ?

Puisse cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens nous aider à mettre en pratique la Parole de Dieu que nous célébrerons solennellement le dimanche prochain.

                                                                                 Koffi EKISSI, prêtre.

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Edito du dimanche 11 janvier 2026

BAPTEME du Seigneur.

Lorsque que je baptise un enfant, je ne peux m’empêcher de penser : « Que sera donc cet enfant ? » (Lc 1, 66) Je prononce les paroles de l’Evangile de ce dimanche : « Tu es mon fils ou ma fille bien-aimé(e) en qui je trouve ma joie. » Etre aimé de ses parents ET de notre Dieu, voici la force reçue au baptême. Ciel et terre sont unis. La révélation céleste touche les parents et toute la famille.

Pourquoi Jésus, qui n’a jamais péché, se présenta-t-il au Jourdain pour recevoir le baptême de Jean-Baptiste ? Nous comprenons la réticence du baptiste. Jésus n’a pas eu peur de poser ce geste qui sera source d’incompréhension !

Confrontés aux polémiques, les pères de l’Eglise ont vu dans ce BAPTEME de Jésus une démarche d’humilité, une KENOSE. Ce mot, signifiant littéralement «tomber à terre », est employé par St-Paul dans sa célèbre lettre aux Philippiens. De condition divine, Jésus se fait homme. Il prend la dernière place, celle d’esclave… c’est pourquoi Dieu l’a relevé (d’entre les morts). A la kénose succède l’exaltation ou, dit autrement, la résurrection. (Lire Phi 2, 6-11) La vie divine triomphe de la mort.

Le Verbe fait chair assume toute notre humanité. Il se fait pleinement solidaire des pécheurs.

Demandons au Seigneur la grâce, pour les parents demandant le baptême chrétien, d’entrer dans le mystère de la plongée symbolique dans la mort et résurrection de notre sauveur. Le jour de notre baptême nous entrons dans la vie éternelle. Attachons-nous à Celui qui nous offre cette grâce d’appartenir à la famille divine ; d’être aimé d’un amour inconditionnel. En nous, l’Esprit-Saint permettra à cette belle prophétie d’Isaïe de se réaliser progressivement : « Moi, le Seigneur, je t’ai appelé… je te prends par la main, je te façonne… » (Isaïe 42, 6-7)

Abbé Michel DUQUET

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Épiphanie du Seigneur – Edito 3 et 4 janvier 2026

      Les mages venus se prosterner devant l'enfant de Bethléem, ce sont des "chercheurs de Dieu", des astrologues étudiant le mouvement des astres pour interpréter les événements marquants. Cependant, suivre une étoile ne leur a pas suffi. A Jérusalem, ils ont besoin d'entendre les prophéties de la Bible. Mais, à l'inverse des scribes d'Israël qui ne bougent pas, les mages se remettent en marche.

       Cette histoire nous interroge toujours aujourd'hui. Qui sont, autour de nous, les chercheurs de Dieu se mettant en marche ? Ne risquons-nous pas d'être comme les scribes d'Israël qui connaissent les promesses de la Bible, mais restent assis sans bouger ? Puissent ces questions nous remettre en marche vers la rencontre des autres et vers l'accueil d'un Dieu qui nous surprendra sans cesse.

     En préparant baptêmes, mariages ou obsèques, nous accueillons des personnes désireuses de sacraliser une étape de leur vie. Nous leur proposons toujours de choisir des textes bibliques. Si, en plus, lors des célébrations, nous laissons transpirer notre joie de croire à la Bonne Nouvelle d'un Dieu, fait homme en Jésus-Christ... alors l'Esprit Saint habitera aussi leurs songes pour les faire repartir par un autre chemin.

      De notre côté, à la suite des mages, à la suite de Marie et de Joseph, accueillons la venue du divin dans l'humanité d'aujourd'hui. Recevons chaque journée comme un don, en nous ouvrant à la rencontre des autres, en accueillant l'Esprit-Saint répandu dans nos cœurs. Puissions-nous apporter au Christ le plus beau des présents : un cœur aimant et fidèle !

                                                           Bernard GARRET, prêtre

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Edito du 28 décembre 2025

La Sainte famille

Au moment d’écrire quelques lignes autour de la Sainte Famille, je ne peux m’empêcher de penser à trois familles qui ont perdu un jeune, un enfant, il y a seulement quelques jours sur notre paroisse St-Colomban.

Prêtres et équipes de laïcs les ont rencontrées. Nous avons cheminé à côté d’elles… Que dire ? Comment nous situer ? Poids des silences, questions sans réponses, pleurs, espoirs, doutes, foi… Tout était entremêlé. Nous étions bien humbles et modestes face aux parents broyés par la souffrance de la mort d’un fils, face aux frères et sœurs peinés par la perte d’un des leurs. Dans une famille, une maman était déjà décédée depuis quelques années.

En priant ce dimanche la Sainte Famille de Jésus, je pense à ces familles qui pleurent un être cher. Elles font l’expérience de Marie qui pleure la mort de son Fils au pied de la Croix. La Sainte Famille de Jésus rejoint toutes les familles.

Confions toutes les familles à la Sainte Famille. Que les relations entre époux, parents, enfants, entre frères et sœurs soient soignées chaque jour. Que les plus forts prennent soin des plus faibles. Que toutes les générations se sentent utiles, nécessaires, respectées et aimées.

Quel que soit notre âge, nous avons tous besoin d’aimer et d’être aimé. A la Sainte Famille il n’y a pas d’autre chose à demander que « aimer » : aimer comme Marie, aimer comme Joseph, aimer comme Jésus.

Abbé Jean-François Francisco

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 Edito du jour de Noël                                     

La Naissance du Sauveur

Dieu nous donne son Fils ! Saint Luc nous raconte la naissance d'un enfant. Le Fils de Dieu entre dans l'histoire des hommes, non pas de manière spectaculaire, mais par une naissance humble, dans une étable à Bethléem. Pour un roi, avoir une mangeoire comme berceau pourrait surprendre ! Pourtant, le Roi des rois repose dans une crèche, protégé seulement par Marie et Joseph. Pas d'armes, pas de tentures, pas de serviteurs pour veiller sur lui, seulement un homme et une femme qui l'entourent d'amour et de bienveillance, loin de l'agitation des foules et du bruit des auberges voisines.

Par Marie, le salut nous est offert, dans cet être si fragile. Elle l'a emmailloté et déposé dans une crèche. Ce geste tendre d'une mère envers son enfant nous dit secrètement : « Je dépose mon enfant dans ta crèche. » Non pas celle sous le sapin, mais une autre mangeoire : celle de ton cœur. Elle ne le garde pas pour elle ; le premier geste de Marie est de l'offrir aux hommes et aux femmes. Maintenant, il est à toi, je te confie cet enfant, « mon enfant », pour ton salut. Je te le donne pour grandir ensemble, marcher ensemble, te nourrir de sa parole et de son corps, t'appuyer sur lui dans tes faiblesses ou lors des épreuves, et enfin ressusciter avec lui. Voilà le cadeau que je t'offre ! Quel beau présent que la Vierge nous fait aujourd'hui.

Elle nous propose de suivre une autre voie, opposée à celle du monde. Prendre la route de Dieu en suivant son Fils, la Parole vivante d'un Dieu qui s'est fait l'un des nôtres pour notre salut.

Hervé Chevalier
Aumônier militaire   

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4ième dimanche de l’Avent
dimanche 21 décembre 2025

" Voici que la Vierge est enceinte, elle enfantera un fils " (Is 7,14)

          Nous voici au seuil de Noël. L’Avent touche à sa fin, et la Parole de ce dimanche nous place devant le grand mystère de l’Incarnation : Dieu vient habiter parmi les hommes.

          Isaïe annonçait déjà au roi Acaz un signe inouï : " Voici que la Vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel ", c’est-à-dire Dieu-avec-nous. Ce signe, Joseph l’accueillera dans le silence de son cœur de croyant. Face à l’inattendu, il ne comprend pas tout, mais il fait confiance. Par son oui discret, il ouvre la porte du monde à la venue du Sauveur.

À quelques jours de Noël, cette liturgie nous invite à imiter la foi de Joseph et de Marie : une foi humble, confiante, ouverte à l’imprévu de Dieu. Car Dieu ne cesse de venir à nous, non pas dans le spectaculaire, mais dans la simplicité du quotidien, dans le visage de ceux que nous rencontrons, dans la tendresse partagée, dans le service rendu.

          Que cette dernière semaine de l’Avent soit pour chacun de nous un temps de veille active, de préparation intérieure. Laissons la Parole nous travailler, faisons un pas vers la réconciliation, un geste de paix, un élan de charité. Alors, quand retentira la nuit de Noël, nous pourrons accueillir avec joie Celui qui vient :                                        Emmanuel, Dieu-avec-nous.

" Seigneur, rends nos cœurs disponibles à ta venue. Que ta lumière éclaire nos ténèbres, et que ton amour prenne chair dans nos vies "                       

                                       Jean-Marie Moesch, diacre

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    Edito du 13 décembre 2025 
3ième dimanche de l'Avent                                 

   DIMANCHE DE LA JOIE

La joie n’est pas un sentiment ni une motion forcé(e) ou éphémère. Elle est plutôt l’un des fruits de l’Esprit Saint que Dieu donne à l’homme qu’Il a crée à son image et à sa ressemblance. Aussi dira ST Augustin : « Tu nous a faits pour toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi ».

Ce troisième dimanche de l’Avent est appelé : le dimanche de GUADETE ou dimanche de la joie. En effet la joie vient de Dieu qui est Sauveur. Il nous découvre sa proximité et ce qu’Il vient faire d’une part, et d’autre part notre vocation qui est d’être toujours joyeux même dans les moments difficiles. Car jamais Il ne nous abandonne, et son secours ne nous manque. Aussi devons-nous rester débout, fermes, endurants, patients et Lui témoigner de notre fidélité.

Rien ne nous séparera de Dieu, ni nous ravira la joie à manifester. Après qui ou quoi courons-nous ? Dieu occupe-t-Il la première place dans ma vie ? Comment suis-je à mon tour à l’image des prophètes, de Jean le Baptiste et des Apôtres un modèle pour mes contemporains et concitoyens ?

« Le Seigneur est proche ».        

Koffi EKISSI, prêtre

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 Edito du 6 décembre 2025 
2ième dimanche de l'Avent 

ARBRE de JESSE.

« Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur… »

Lors du pélé-marche du TRO BREIZH en 2025, j’ai admiré de nombreuses illustrations de l’arbre de Jessé. (Sculptures ; vitraux et tableaux) Par ailleurs, je connaissais la magnifique colonne sculptée en bas-relief de Chaumont (52) datée du XVI° siècle (hauteur : 4,50 m) ou des enluminures de Bibles ou livres de prière.

L’arbre de Jessé, motif fréquent dans l'art chrétien entre le XII° et le XV° siècle, représente selon la prophétie d’Isaïe, l'arbre généalogique de Jésus de Nazareth. Du flanc de Jessé (ou de son ventre), sort un arbre dont les branches portent la représentation des ancêtres supposés de Jésus. A la base, David est reconnaissable à sa harpe, puis Salomon … jusqu'à Marie.

Le vitrail de la cathédrale de Chartres y ajoute les 14 prophètes de l'Ancien Testament, qui ont annoncé la venue du Christ. Au sommet se trouve « Jésus enfant » sur les genoux de Marie sa mère. 7 figures de colombes entourent Jésus, représentant les 7 dons attribués au Saint Esprit.

Autre support : La Bible des Capucins (XII° siècle) conservée à la Bibliothèque Nationale de France. L'arbre de Jessé décore l'initiale L majuscule du commencement de l'évangile de Matthieu. L'initiale occupe presque toute la 1° page, signifiant la jonction de l’Ancien et du Nouveau Testament, de l’Ancienne et de la Nouvelle Alliance.

A Noël, nous fêterons l’INCARNATION du Fils éternel de notre Dieu, qui prend sa place dans cette chaine des générations. Cette histoire a un sens. Dieu est venu l’habiter. Créés à l’image de Dieu, nous sommes invités à la ressemblance du Christ, qui s’est fait notre frère et notre roi. L’Esprit du Seigneur nous est donné pour une divinisation progressive. Il y eut tout un Avent. Jésus apporte un renouveau. Sa résurrection et le don de l’Esprit à la Pentecôte sont déjà perceptibles. « Je suis la Vigne et vous êtes les sarments. » (Jn 15) dira notre Sauveur. L’arbre de VIE produira son fruit… en son temps.

                                                          Abbé  Michel DUQUET

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      Edito 29 et 30 novembre 2025 
1er dimanche de l'Avent 

                        Avent – Temps de montée vers Noël et vers le retour triomphal du Christ.

      Ce 1er dimanche de l’Avent, ouvre une nouvelle année liturgique où nous serons nourris par l'Evangile de Matthieu. Nous commençons par en entendre le chapitre 24, où Jésus nous demande de veiller en attendant son retour définitif comme Sauveur de l’humanité.

     L’Avent nous met donc en route vers la fête de Noël, mais nous prépare aussi à accueillir, sans cesse, le Christ qui vient partager notre vie et nous donne de pouvoir devenir enfants de Dieu. « Veillez donc ! Tenez-vous prêts ! ».

     Comme les contemporains du patriarche Noé, nous avons le souci de bien des choses matérielles. Et c’est normal ! Soyons cependant de ceux qui acceptent de monter dans l’Arche, en levant les yeux vers un Dieu qui renouvelle sans cesse son Alliance, par-delà diverses formes de déluges.

    Saurons-nous le prier ainsi ? « Seigneur, donne-nous de veiller, jour après jour, pour t'accueillir quand tu viens à travers les événements et à travers le prochain.

    Béni sois-tu de venir à nous par la célébration eucharistique. Là, tu nous éclaires et tu guides notre marche par ta Parole. Tu nous fortifies par ton Pain de Vie qui nous fait vivre en enfants de Dieu.

   Béni sois-tu de venir à nous par le sacrement de confirmation où nous célébrons les 7 dons de l’Esprit-Saint (sagesse, intelligence, conseil, force, science, piété et crainte de Dieu).

    Que ces rencontres dans la foi nous préparent à t'accueillir dans la joie, dès maintenant, comme au dernier jour. »

                                                            Bernard GARRET, prêtre

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    Avent – Temps de montée vers Noël et vers le retour triomphal du Christ.

      Ce 1er dimanche de l’Avent, ouvre une nouvelle année liturgique où nous serons nourris par l'Evangile de Matthieu. Nous commençons par en entendre le chapitre 24, où Jésus nous demande de veiller en attendant son retour définitif comme Sauveur de l’humanité.

     L’Avent nous met donc en route vers la fête de Noël, mais nous prépare aussi à accueillir, sans cesse, le Christ qui vient partager notre vie et nous donne de pouvoir devenir enfants de Dieu. « Veillez donc ! Tenez-vous prêts ! ».

     Comme les contemporains du patriarche Noé, nous avons le souci de bien des choses matérielles. Et c’est normal ! Soyons cependant de ceux qui acceptent de monter dans l’Arche, en levant les yeux vers un Dieu qui renouvelle sans cesse son Alliance, par-delà diverses formes de déluges.

    Saurons-nous le prier ainsi ? « Seigneur, donne-nous de veiller, jour après jour, pour t'accueillir quand tu viens à travers les événements et à travers le prochain.

    Béni sois-tu de venir à nous par la célébration eucharistique. Là, tu nous éclaires et tu guides notre marche par ta Parole. Tu nous fortifies par ton Pain de Vie qui nous fait vivre en enfants de Dieu.

   Béni sois-tu de venir à nous par le sacrement de confirmation où nous célébrons les 7 dons de l’Esprit-Saint (sagesse, intelligence, conseil, force, science, piété et crainte de Dieu).

    Que ces rencontres dans la foi nous préparent à t'accueillir dans la joie, dès maintenant, comme au dernier jour. »

                                                            Bernard GARRET, prêtre

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Edito du dimanche 23 novembre 2025

Instituée en 1925 par le pape Pie XI, la fête du Christ Roi proclame la royauté du Christ sur le monde. Jésus avait en effet affirmé que sa royauté ne venait pas de ce monde. Observons alors les trois crucifiés présents dans l'Évangile de ce jour pour mieux comprendre.
Deux sont coupables. Ne représentent-ils pas l'humanité pécheresse depuis qu' Adam et Eve ont désobéi et se sont détournés de Dieu? 
La réaction de chacun de ces deux condamnés à mort est édifiante. Il y a l'accusateur incapable de se reconnaître pécheur et qui incrimine Dieu en lui faisant toutes sortes de reproches et puis il y a celui qui se reconnaît pécheur et qui obtient la miséricorde de Dieu 
Et il y a Jésus qui accorde cette miséricorde à ceux qui la lui demandent. Et voilà la royauté du Christ, c'est un règne de miséricorde. Chaque baptisé est également devenu,” roi “ par son baptême et il est appelé à vivre le pardon et l'amour fraternel.
Saint Colomban que nous fêtons en ce même jour a contribué lui aussi à étendre ce règne de miséricorde. A sa suite, soyons de ceux qui font grandir le règne du Christ roi de l'univers 
Belle fête du Christ Roi et belle fête de Saint Colomban, patron de notre nouvelle paroisse et de l'ensemble scolaire “ Saint Colomban “

Marie-Paule Zert, coopératrice paroissiale 
Paroisse Saint-Colomban-Luxeuil-les-Bains 

 

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Edito du 33ᵉ dimanche du Temps Ordinaire –
16 novembre 2025                   

  En ce 33ᵉ dimanche du Temps Ordinaire, prenons un court instant pour évoquer les saints du jour.
Le dimanche, nos pensées sont souvent tournées vers nos préoccupations quotidiennes, mais il est bon de nous arrêter quelques instants pour célébrer la fête de ce jour. Parmi les saints honorés aujourd’hui, je souhaite vous parler d’une sainte que l’on évoque peu, mais dont le nom résonne peut-être autour de nous ou dans nos familles : Sainte Marguerite. Nous connaissons sans doute une Marguerite – une amie, une parente, ou une âme chère désormais auprès du Seigneur. Pensons à elles avec affection et gratitude.                                                                                                                          
La plus connue est Sainte Marguerite d’Écosse, dont nous célébrons aujourd’hui la mémoire. Elle fut l’une des figures les plus admirées du Moyen Âge chrétien, connue pour sa piété, sa sagesse et son profond sens de la charité.
Née en Hongrie de parents exilés de la noblesse anglo-saxonne, elle revint en Angleterre dans sa jeunesse, avant de se réfugier en Écosse à la suite de la conquête normande. Elle y épousa le roi Malcolm III, devenant ainsi reine d’Écosse.                                                                                                                        
Son influence sur la vie religieuse et politique du royaume fut considérable. Marguerite encouragea la réforme de l’Église, introduisit des pratiques liturgiques conformes à celles de Rome et soutint la construction d’églises et de monastères. Elle s’impliqua activement dans l’éducation et la charité, venant en aide aux pauvres, aux orphelins et aux malades.
Sa cour devint un modèle de foi, de culture et de bienveillance chrétienne.                                                             Connue pour sa douceur et sa générosité, Sainte Marguerite est la patronne des pauvres, des familles nombreuses et des nécessiteux. Elle est également invoquée pour se protéger contre les voleurs.
Sa vie nous rappelle combien la charité et la justice vécues au quotidien sont au cœur du message évangélique.
“Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.” (Mt 5,7)                                                           
Sainte Marguerite mourut en 1093 et fut canonisée en 1250 par le pape Innocent IV. Sa vie incarne l’idéal chrétien d’une foi vivante, unissant la prière, la justice et le service des autres.                                         
En ce jour, souhaitons une très bonne fête à toutes les Marguerite, qu’elles trouvent dans l’exemple de leur sainte patronne la lumière, la paix et la force de servir à leur tour avec amour.

                          Virginie Crevoisier, coopératrice paroissiale de la paroisse St Colomban

                                     Secteur missionnaire de la Vallée du Breuchin

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Édito du 9 novembre 2025

« Dédicace de la Basilique du Latran »

      Sur le fronton de la basilique de Saint-Jean-de-Latran, on trouve l’inscription suivante : « Mère et tête de toutes les églises de la ville et du monde », et à l’intérieur le baptistère le plus ancien de Rome.

      La basilique du Latran est la cathédrale du pape, évêque de Rome. Elle est dédiée d’abord au Sauveur. C’est pourquoi sa dédicace est une fête du Christ. Nous célébrons le jour où l’Église bâtiment a été consacrée au Seigneur. Cela signifie la vocation sainte « de l’Église dont les églises d’ici bas sont l’image »  e t sa nature d’épouse du Christ. En purifiant le Temple de Jérusalem transformé en lieu de commerce, Jésus en donne tout le sens : « ‘‘Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai’’… Lui parlait du sanctuaire de son corps » (évangile). Cette fête est notre fête puisque nous sommes le Corps du Christ. Nous sommes la « maison que Dieu construit… sanctuaire de Dieu, que l’Esprit de Dieu habite » (2e lecture)

      Mais au sein même de notre Église, la blessure mortelle du péché qui la défigure n’est pas sans poser de questions, et les chrétiens quittent l’Église atteinte par de multiples scandales. En prenant conscience de la nature pécheresse des membres qui la composent, elle ouvre alors, pour elle et pour le monde, une voie de conversion. Il faut qu’elle sache d’où elle vient et ce que le Seigneur fait pour elle. L’Église est née du côté transpercé du Christ mort sur la croix. Comme dans la vision d’Ézékiel, de son corps ont coulé l’eau et le sang, et « cette eau se déverse dans la mer Morte, dont elle assainie les eaux »  (1re lecture).

      Aujourd’hui, revenons à « l’entrée de la Maison » pour y puiser l’espérance dans cette Eucharistie.

 

      Marie-Josèphe Haustête coopératrice paroissiale paroisse Saint Colomban secteur missionnaire de St Loup

 

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Edito de la Toussaint et de la commémoration de tous les défunts

« Je suis le chemin, la vérité et la Vie ! » Jésus

Cette année, le 2 novembre tombe un dimanche.

Jour où l’on célèbre, tout au long de l’année, la résurrection ! Quelle belle coïncidence ! C’est bien par la résurrection du Christ que notre foi en la résurrection s’enracine, la nôtre et celle de tous les défunts. St Augustin disait : « Nous ne croyons pas seulement que Christ est ressuscité, mais que nous ressusciterons avec lui. »  Fort de cette foi et de cette espérance, nous prenons le temps de faire mémoire de nos proches et amis qui nous ont quittés. Ils sont partis. Ils laissent souvent une grande peine chez ceux qui les ont connus et aimés. Mais l’amour que nous leur portons, nous rappelle aussi leurs paroles, leurs manières d’être et tout ce qu’ils nous ont apporté. Ainsi, il y a encore quelque chose de leur vie qui vit en nous. La mort ne peut pas tout faire mourir.

La sainteté ? Selon le pape Léon XIV : « Ne pas gâcher sa vie mais en faire un chef d’œuvre ! »

La fête de Toussaint nous donnera de prier et nous unir à tous ceux et toutes celles dont la vie est citée en exemple et honorée par l’Eglise. Ce ne sont pas des anges. Ils n’ont pas tous eu une vie parfaite et irréprochable. Mais ces hommes et femmes, ces jeunes même, ont fait l’expérience de la présence du mal et du pèche dans le monde et parfois dans leur propre vie. Jusqu’au jour où leur foi au Christ a tout changé ! Cette foi leur a permis de prendre la mesure de leur petitesse et de la grandeur de Dieu. Leur conversion et leur foi au Christ les a alors conduit à vivre autrement : être davantage au service de Dieu et de leurs frères et sœurs en humanité. Ils sont devenus et demeurent des exemples pour les chrétiens de tous les temps. Il ne s’agit pas forcément de les imiter geste par geste, parole par parole… Mais plutôt de s’inspirer de leur vie, de leur conversion, de leur foi, de leur enseignement pour nous aider à être chrétien aujourd’hui dans le monde qui est le nôtre. « Fleurir là où Dieu t’a semé » (St François de Sales).

Deux jeunes viennent d’être reconnus saints par l’Eglise. Il ne s’agit pas de prêtres, de religieux ou religieuses, mais de jeunes laïcs : Pier Giorgio Frassati (mort à 24 ans) et Carlo Acutis (mort à 15 ans). Le pape Léon XIV parlait ainsi de ces deux jeunes saints dans son homélie de canonisation : « Ils nous encouragent par leurs paroles à placer Dieu au centre de chacune de nos actions. C’est la formule simple, mais gagnante, de la sainteté ! ». Pier Giorgio Frassati parcourait les rues de Turin avec des charrettes remplies d’aides pour les pauvres…  Carlos Acutis prenait dans ses économies pour acheter et offrir des sacs de couchage aux personnes qui dormaient dans la rue… Tous les deux étaient enracinés dans la prière, l’eucharistie et la charité. Rendons grâce à ces jeunes qui nous rappellent les vraies valeurs de l’humanité et de notre foi ! Dans notre quotidien, ils sont nombreux ceux qui vivent dans cet esprit… Finalement, la sainteté c’est toujours d’actualité !

Abbé Jean-François Francisco

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Edito du dimanche 26 octobre 2025

« Qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé »…

Dimanche dernier, la liturgie nous a présenté la Parabole de la Pauvre veuve et du juge inique. Elle illustrait la force d'une prière persévérante. Aujourd'hui, nous lisons une nouvelle parabole sur la prière. Elle montre également l‘efficacité de la prière qui ne dépend pas de la bonté de celui qui prie mais de la bonté de Celui qui exauce la prière. Elle dénonce un travers largement répandu chez les gens pieux qui pensent que le salut leur est dû et qui ne voient pas qu'il est essentiellement un don de Dieu.

La parabole est introduite par un chapeau qui précise les destinataires du récit. Il s'agit de « ceux qui sont convaincus d'être justes et qui méprisent les autres ». La parabole décrit deux hommes qui prient dans le Temple. On voit l'emplacement où ils se tiennent, on voit leur attitude et on les entend prier. Les deux prières sont sincères. Chacun est de bonne foi. Le pharisien dit vrai. Il est un homme pieux. Il vit en observant la Loi. Ils jeûnent deux fois par semaine ; il donne au Temple un dixième de son revenu. Ce que dit cet homme est exact. Il ne se vante pas.

Lucide sur lui-même, le publicain dit également la vérité. Il est un pécheur,  voleur, un collaborateur avec l'occupant. Il fait partie de ceux qui avancent l'argent des taxes aux puissances occupantes, puis qui en récupèrent le montant chez le peuple, en se remplissant les poches au passage. Le publicain est méprisé par la population et tout spécialement par le groupe des pharisiens. À la différence de la veuve de la parabole précédente, ce publicain n'est pas un pauvre, financièrement parlant du moins.

Ayant présenté les deux hommes, Jésus porte un jugement sur l'efficacité de leur prière. Sans le nommer, il évoque un troisième personnage. C'est même le personnage central de cette histoire : il s'agit de Dieu. C'est à lui en effet que les deux hommes s'adressent. C'est lui qui accueille ou refuse leur prière. Connaissant le Père comme personne ne le connaît, Jésus sait la réponse qu'il donnera aux deux hommes. Le Père justifiera celui qui demande à être justifié. La justice de Dieu ne se gagne pas à la force du poignet. Elle est d'abord un don de Dieu, accordé à ceux qui s'en montrent dignes. Le pécheur, le pauvre qui se repend est justifié par Dieu.

Le vrai pauvre, c’est Jésus qui sera abaissé jusqu’à la Croix, le Père l’élèvera dans la résurrection, il le fait juste pour que tout être humain vive justifié avec le Christ ressuscité.                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Jean-Marie Cheney, prêtre

 

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Edito du dimanche 19 octobre 2025

LA JUSTICE  DE DIEU !

« Notre secours, c’est Dieu, le Maître du monde », Lui qui a fait le ciel et la terre, et tout ce qu’ils contiennent. Il ne dort pas et ne sommeille pas le gardien d’Israël, comme nous le révèlent les textes bibliques de ce dimanche.

Il sauva Israël qui subissait l’attaque des Amalécites. La première lecture présente la persévérante prière de Moïse, aidé d’Aaron et d’Hour… Alors que Josué était au front avec des hommes qu’il avait choisis. Ainsi, Moïse, Josué, Aaron et Hour représentent l’humanité qui doit comprendre qu’elle ne peut se sauver par elle-même, pour être libre et avoir la paix véritable et durable, sans ce Dieu qui est proche et qui exauce toute juste demande. De même, Sainte Thérèse d’Avila a dit : « Dieu seul suffit ».

En effet, Dieu n’agit pas comme hommes qui ne comptent que sur leur égo. Il agit avec amour, justice et bienveillance afin de manifester sa volonté et son règne.

Puisse la Parole de Dieu nous faire découvrir sa volonté et ses actions. La prière persévérante peut nous faire désirer sa justice, qui produit la conversion et l’engagement authentiques. Le baptême ne fait-il pas de nous des disciples missionnaires pour témoigner de sa Parole d’amour et de vérité ?

Koffi EKISSI, prêtre.

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Edito du dimanche 12 octobre 2025

Un salut sans frontières.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations. (Ps 97, 2) ou dit autrement : le salut est universel… le mot « nations » évoquant dans la Bible tous les non-juifs.

Naaman est un général syrien, un ennemi d’Israël. Parmi les 10 lépreux de l’Evangile, 9 sont Juifs et un est étranger, Samaritain. Mais dans l’épreuve de cette terrible maladie, il n’y a plus de frontières ! C’est ensemble qu’ils survivent.

Comme Jésus entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » Respectueux de la Loi, Jésus se tient à distance, comme le fit le prophète Elisée envers Naaman. Mais la parole divine se répand dans l’espace et reste un lien efficace. La parole du prophète est performante à distance. Elisée et Jésus sont des intercesseurs. C’est Dieu qui guérit.

Dans l’Antiquité, la lèpre est associée à l’idée d’une faute commise. Myriam, la sœur de Moïse critique son frère. Aussitôt… elle devient lépreuse. Heureusement pour elle, non rancunier,  Moïse intercède pour sa guérison. Seul Dieu guérit de cette horrible maladie très contagieuse. (Nb 12, 1-15)

Les dix lépreux sont guéris. Le lépreux samaritain, lui, est « sauvé ». Rappelons que « Jésus (Yéshua en Hébreu) » signifie littéralement « Sauveur » en Français. La guérison corporelle est acquise pour les 10, mais un seul a tissé un lien de reconnaissance avec le sauveur. C’est cette relation avec Jésus qui sauve. (Jadis, Naaman s’attacha au Dieu d’Israël).

Les 9 autres « hommes restaurés dans leur santé » ne connaîtront pas ce bonheur d’un renouveau physique, mais surtout spirituel, existentiel. « Connaitre Jésus-Christ, c’est tout » s’écrie le Père Chevrier.  (Véritable Disciple p.113)

Dans la Bible, on parle souvent de la lèpre du péché. Nous sommes tous pécheurs et pouvons lancer ensemble, au début de chaque messe, ce cri de confiance des 10 lépreux : « Jésus, maître, prends pitié de nous !» Pas de frontières entre les croyants, restaurés intérieurement par le Dieu de la vie.

Abbé Michel DUQUET

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Edito pour le 27ème dimanche du temps ordinaire (Année C)

     Jésus déclarait aux apôtres : Quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : " Nous sommes de simples serviteurs, nous n'avons fait que notre devoir". Nous n’aimons pas trop nous entendre dire qu’on est inutile. Nous nous sentons mieux quand nous avons l’impression de servir à quelque chose.

     Or, voilà que Jésus demande à ses disciples de se considérer comme des serviteurs quelconques. Entendons-nous bien sur le sens de ce mot "quelconque" ou "inutile". Il faudrait plutôt traduire : "Ne pas être utilitaire".

     Dieu, lui, n’est pas utilitaire. Je ne dois pas chercher à l’utiliser, à lui faire des demandes intéressées ou du marchandage. Avec Dieu nous devons nous situer dans le domaine du gratuit, du cadeau désintéressé. 

   Remarquons d’ailleurs qu’avec nos proches et nos meilleurs amis, on ne calcule pas. Si nos amitiés sont intéressées, si nos services rendus doivent être payés en retour, est-ce encore vraiment de l’amitié ? 

    « Je ne vous appelle plus serviteurs, je vous appelle mes amis ! » déclare par ailleurs Jésus dans l’Evangile. Et pour comprendre les paroles de Jésus, en particulier dans l’Evangile d’aujourd'hui, pensons bien dans la logique de la gratuité.     Entre Dieu et nous, bannissons la logique du calcul et des mérites. Entrons dans la logique du cadeau gratuit, de l’amour proposé, accueilli et rendu. Dieu est la gratuité absolue, tout est grâce en lui et par lui. Il est Don. Alors répétons-lui, comme les apôtres : "Seigneur, augmente en nous la foi !"

                                                               Bernard GARRET, prêtre

 

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Edito du dimanche 7 septembre 2025

 

Chers frères et soeurs dans la foi, chers paroissiens. 

En ce mois de septembre, je voudrais souhaiter à tous une belle rentrée pastorale !

Notre paroisse et notre diocèse, vous proposent deux rendez-vous majeurs : 

Dimanche 28 septembre la nouvelle paroisse St Colomban sera érigée et envoyée en mission. Rendez-vous dès 9h à la cité paroissiale de Luxeuil pour découvrir cette nouvelle paroisse, les enjeux pour les anciennes paroisses qui deviennent des « secteurs missionnaires ». Nous présenterons la nouvelle Équipe de Coordination Pastorale (ECP), les prêtres et notre diacre. Les 5 chantiers missionnaires déjà en place depuis 1 an nous partageront leurs propositions pour l'année à venir. Nous pourrons échanger et répondre aux questions. La messe dominicale nous permettra de louer et rendre grâce au Seigneur qui nous rassemble chaque semaine. Le midi sera l'occasion d'un temps de convivialité (pique-nique) et pour ceux qui le souhaitent deux marches spirituelles seront proposées. 

Dès la veille au soir, samedi 27 septembre, un temps de louange oecuménique est également proposé avec nos frères et soeurs protestants. Plus d'infos sur les flyers et affiches aux portes des églises et sur notre site internet. Un bon moment à vivre ensemble pour débuter l'année pastorale.

Samedi 4 octobre : tous à Besançon ! A l'occasion de la rentrée diocésaine impulsée par notre évêque et avec nos frères franciscains sous le signe de « Tous frères et soeurs avec Saint François ». Une journée pour nous aider à entrer davantage dans une Eglise de disciples-missionnaires au cours de cette année jubilaire. Plus d'infos sur le site internet du diocèse de Besançon.

Dans la joie de se retrouver pour débuter cette nouvelle année pastorale, 
bien fraternellement.

Abbé Jean-François Francisco, curé.

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Edito pour l'été

C'est le moment de s'inscrire au catéchisme !

Voici les coordonnées des personnes - responsables de la catéchèse - qui pourront vous renseigner dans les différents secteurs géographiques de notre paroisse.
Grâce au QR code approprié à votre paroisse, vous pouvez également inscrire directement votre enfant.

Pour les paroisses de Luxeuil St Colomban et Pays de Saint Sauveur : 
MThérèse MESLOT  03 84 94 57 33 ou 06 83 19 17 40   
courriel : mt.meslot@orange.fr

Inscription St Sauveur :                                                Inscription Luxeuil-les-Bains :

                                                                 

Pour la paroisse de la Vallée du Breuchin :
Chantal DAVAL :06.49.46.70.18                                               
courriel : chantal.daval@orange.fr  

Inscription : 



Pour la paroisse de Fougerolles :
Marie CASIER  06 47 48 63 47                                                   
courriel : casier.gerard@aliceadsl.fr

Inscription : 

 

Pour la paroisse de Saint Loup :
Nadine HAUSHALTER  06 72 19 31 90                                   
courriel : nadhaush@gmail.com
Jeannine JEANNIN : 07 82 30 21 70                                        
courriel : jj.jeannin@free.fr.

Inscription : 

 

Pour les adultes qui souhaitent cheminer vers un des sacrements de l'initiation chrétienne (baptême, confirmation et communion) un groupe d'adultes se met en place dès septembre.
Infos et inscriptions auprès de l'abbé Jean-François Francisco
Courriel : jeanfrancois.francisco@gmail.com

Bel été à tous !

                                   

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Edito du dimanche 6 juillet 2025 - Message de remerciements des abbés Jean-Marie et Koffi pour leur jubilé

Cliquer ici pour lire l'homélie du Père BEZ prêtre diocésain

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Salutations fraternelles à vous bien chères toutes et chers tous. Vous êtes vraiment toujours formidables.

En effet, vous avez été inestimables et enthousiastes à la Solennité de l'Ascension du Seigneur à la Basilique de Luxeuil.

Votre présence et votre proximité remarquables ce jour-là où le doyenné a respectivement honoré les jubilés presbytéraux d'or de Jean-Marie CHENEY, et, d'argent de Koffi EKISSI. Aussi sommes-nous sensibles pour vos paroles et gestes de reconnaissance et de soutien.

             Très bien fraternellement Koffi EKISSI

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Merci…

Frères et sœurs du doyenné de Luxeuil,

Le 29 mai 2025 vous m’avez donné la joie de vivre ce jubilé à l’occasion de mes 50 ans d’ordination presbytérale. Avec vous, avec ma famille, mes amis, nous avons rendu grâce pour ces années au service des différentes communautés chrétiennes où j’ai été envoyé par le diocèse pour annoncer la Bonne Nouvelle du Christ mort et ressuscité. Pour cela, merci.

A l’occasion de ce jubilé, vous m’avez laissé des messages sur un livre d’or, vous m’avez envoyé du courrier, vous m’avez fait des cadeaux en tous genres… Pour cela, merci.

Je ne peux répondre personnellement à tous vos messages, alors par ces quelques mots, je vous dis MERCI pour la joie que vous m’avez fait vivre, que vous avez fait vivre à ma famille, pour la foi et la fraternité partagées…

Que le Seigneur nous bénisse…

                                                                       Jean-Marie Cheney

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Edito du dimanche 29 juin 2025

Saint Pierre et Saint Paul…

Aujourd’hui, en célébrant les deux colonnes de l’Église, les Apôtres Pierre et Paul, nous célébrons, paradoxalement,  l’unité dans l’Église. Deux personnes tellement éloignées l’une de l’autre : un manuel – Pierre le pêcheur – et un intellectuel – Paul le pharisien ; un qui a connu le Christ selon la chair et un qui ne rencontrera que le Ressuscité ; un qui s’adressera aux fils du Peuple élu et l’autre qui portera la Bonne Nouvelle au monde entier. Comment rassembler des personnes tellement différentes… et ce, aujourd’hui encore, dans notre Église ? Ne rêvons pas d’une Église uniforme, mais d’une Église Une et c’est fondamentalement différent.

Ce qui fait l’unité dans l’Église, c’est la force de l’Esprit qui l’anime. Notre force ne vient pas de nous, mais du Seigneur. Les scandales dans l’Église nous ont bien révélé cela. Comment voulez-vous que l’Église tienne debout depuis 20 siècles, si elle n’est pas constamment debout, ressuscitée, par l’attitude debout, ressuscitée de Jésus lui-même ?

Et enfin, ce qui fait l’unité de l’Église, c’est l’annonce de la Bonne Nouvelle. Peu importe à qui on l’annonce, peu importe la manière dont on l’annonce, la seule chose qui compte c’est d’annoncer et d’annoncer encore. Toute l’Église et donc tout chrétien est missionnaire en vertu de son baptême. Pas un chrétien ne peut dire que ce n’est pas de son ressort. Et il faut toutes les annonces dans l’Église : celles de grands théologiens qui nous permettent de comprendre toujours mieux la Parole de Dieu, comme de personnes qui en témoignent humblement, là où elles vivent, vues par quelques autres… Mais tous annoncent la Bonne Nouvelle du Christ ressuscité.

Pierre et Paul sont à la fois colonnes et fondations. À travers la fête des deux colonnes de l’Église, c’est donc toute l’Église qui est célébrée aujourd’hui. Et pour faire lien avec l’actualité, c’est une Église synodale qui est célébrée.

 S’il est nécessaire qu’il y ait des fondations et des colonnes, à quoi pourraient-elles servir, si l’Église n’est pas de pierres et de pierres vivantes. Impossible de fêter des apôtres, si grands soient-ils, sans fêter l’Église dans sa totalité.

Et comment l’Église peut-elle tenir, si Jésus n’en est pas la pierre d’angle qui fait « tout tenir ensemble ? » Fêtons ensemble le Seigneur, son Église, Pierre et Paul !                       

                                                                                                                                     Jean-Marie Cheney, prêtre

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  Le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ 
22 juin 2025

            Aujourd'hui, nous célébrons la fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, un moment de grâce et de communion pour notre communauté. Cette fête nous invite à réfléchir sur la profondeur de l'Eucharistie, ce don précieux que Jésus nous a laissé, et sur son impact dans nos vies.

L’Eucharistie n’est pas simplement un rite, elle est le cœur de notre vie chrétienne. Lorsque nous participons à cette célébration, nous entrons dans un mystère d’amour total. Le Christ, en se donnant à nous sous les apparences du pain et du vin, nous rappelle que Dieu désire ardemment être en relation avec chacun de nous. Il nous nourrit spirituellement et nous unit les uns aux autres dans un même corps, celui de l’Église.

            Ce sacrement nous invite également à la transformation. En recevant le Corps et le Sang du Christ, nous sommes appelés à devenir des témoins de cet amour dans le monde. Chaque fois que nous communions, nous renouvelons notre engagement à suivre le Christ, à vivre selon ses enseignements et à servir notre prochain. L’Eucharistie est un appel à la mission, à porter la lumière de l’Évangile là où il y a des ténèbres, à apporter l’espérance là où il y a du désespoir.

            Aujourd'hui, alors que nous nous rassemblons autour de l'autel, prenons un moment pour nous rappeler les nombreuses manières dont nous pouvons être des instruments de paix et de réconciliation. Dans nos familles, nos communautés et nos lieux de travail, soyons des bâtisseurs de ponts, des artisans de dialogue, et des témoins de l’amour de Dieu.

            En cette fête, prions pour que notre participation à l'Eucharistie nous transforme de l'intérieur et nous pousse à agir avec compassion et générosité. Que nous soyons toujours conscients de la grandeur de ce mystère et de l'appel qu'il nous lance à vivre pleinement notre foi.

Que le Corps et le Sang du Christ nous fortifient et nous guident sur le chemin de la sainteté.

                                    Jean-Marie Moesch, diacre

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Edito de la Sainte Trinité 15 juin 2025

Les chrétiens sont baptisés « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Lorsqu’ils commencent leur prière, ils se signent en traçant une croix sur leur front, leur cœur et leurs épaules, en disant : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Cette formule exprime la Trinité.

L’homme ne peut pas concevoir seul un Dieu unique existant en trois personnes distinctes. C’est Dieu lui-même qui a révélé ce mystère d’amour en envoyant son Fils et le Saint-Esprit. Jésus a montré que Dieu est « Père » en révélant d’une manière unique qu’Il existe par le Père. Jésus est un seul Dieu avec le Père.

Il a promis à ses apôtres – les douze hommes qu’il a choisis et envoyés – le don de l’Esprit Saint, qui sera avec eux et en eux pour les guider et les instruire « vers la vérité tout entière » (Jean 16, 13). Ainsi, Jésus nous révèle une autre personne divine : le Saint-Esprit.

La Trinité est une unité : nous ne croyons pas en trois dieux, mais en un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Chacune de ces personnes est pleinement Dieu. Elles n’existent que dans leur union parfaite d’amour les unes avec les autres. Toute l’œuvre de Dieu est le fruit de cette communion des trois personnes, et notre vie chrétienne est une relation avec chacune d’elles.

                                                                                          Virginie Crevoisier, déléguée Pastorale

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Edito - Fête de Pentecôte – 7 et 8 juin 2025

Le souffle de Pentecôte l’emportera sur l’esprit de la Tour de Babel.

Monocultures dans les champs ou écosystèmes diversifiés ? Monoculture spirituelle, avec un modèle dominant de pensée unique et technocratique ou écosystème diversifié de cultures locales et de spiritualités…

     Entre ces différentes alternatives, « tout est lié ! » écrivait le Pape François, dans l’encyclique « Loué sois-tu ». Face à la dictature de la technoscience orientée au service du profit, le pape nous invitait à développer une « contre-culture écologique ». Avec des regards, des politiques, des programmes éducatifs, des spiritualités et des styles de vie différents… il nous invite toujours à construire un « vivre ensemble » enrichi par des confrontations autour de valeurs et de spiritualités.

  Selon le Livre de la Genèse, à Babylone (Irak d’aujourd’hui), on projette de construire une tour (quelque chose de fermé, de replié sur soi-même) qui dominerait la terre et s’élèverait jusqu’au ciel. Dieu intervient pour démolir ce projet en multipliant la diversité des langages, et pour mettre fin à la prétention totalitaire de Babel.

     Selon les Actes des Apôtres, lors de la première Pentecôte chrétienne, à Jérusalem, les gens entendent le message des apôtres sur la résurrection du Christ « dans leur propre langue ». Tous accueillent la même Parole, mais avec leurs différences de langue, de culture, de mentalité...

      Voilà l’œuvre du Saint Esprit, nous écrit St Paul : « L’Esprit que vous avez reçu, ne fait pas de vous des esclaves, c’est un Esprit qui fait de vous des fils… Puisque nous sommes enfants de Dieu, nous sommes aussi ses héritiers avec le Christ ». Emerveillés devant la diversité des dons de Dieu, animés du souffle de Pentecôte, explorons tous les chemins du possible.

                                                                          Bernard GARRET, prêtre

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 Edito dimanche 1er juin 2025

Dans l’Évangile de ce dimanche, une prière intense et profonde de Jésus s’adressant à son Père nous est donnée. Jésus prie pour ses disciples, ceux d’hier mais aussi ceux d’aujourd’hui que nous essayons de devenir. « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. »

Les divisions, conflits, rancunes, médisances, jalousies… peuvent créer des distances entre nous et se donner à voir… Cela ne nous aidera pas à vivre comme disciples-missionnaires. Le monde pourra-t-il croire en notre Dieu s’il ne perçoit que nos distances, nos conflits et nos divisions ?

Mais au contraire, dans la diversité des charismes et la diversité des personnalités que rassemble notre Eglise, si nous gardons l’unité par le lien de la charité et de la fraternité, cela pourra contribuer à notre mission de témoins du Christ et donner envie à d’autres de croire en Celui qui nous habite.

« Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé ».

Qu’en cette fin d’année pastorale, au moment des bilans et relectures diverses qui s’annoncent, nous puissions nous pardonner les uns et les autres des incompréhensions ou épreuves vécues ensemble. Que nous poursuivions le chemin ensemble et toujours  au service de Celui qui habite notre engagement, nos efforts et nos missions.

Jean-François Francisco, curé.

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Edito Ascension 29 mai 2025

L’ACCOMPLISSEMENT POUR UNE NOUVELLE MISSION

L’Église célèbre aujourd’hui la montée de Jésus au ciel. Aussi sommes-nous invités à témoigner de la joie et de l’espérance que donne l’Esprit Saint en faisant des pas.

Le doyenné de Luxeuil, composé des paroisses de Luxeuil, ST Sauveur, la Vallée du Breuchin, ST Loup, et Fougerolles, a choisi ce jour pour rendre grâce à Dieu au cours d’une unique messe à la Basilique à l’occasion des jubilés d’or de l’abbé Jean-Marie CHENEY et d’argent de l’abbé Koffi EKISSI. Cette double célébration nous invite à continuer sans fléchir d’affirmer notre espérance en Dieu qui accomplit ses promesses.

La séparation de Jésus d’avec ses disciples comme les cinquante ans de l’abbé Jean-Marie CHENEY et les vingt-cinq ans de l’abbé Koffi EKISSI de prêtrise ne signifient pas la fin du service de Dieu et des hommes. Mais elles nous rappellent que sommes protagonistes de son amour infini qui le révèle aux hommes de toujours et de partout, qui peuvent  l’accueillir ou le refuser. En effet, Jésus demeure spirituellement avec nous et en nous. C’est pourquoi les disciples sont joyeux et prient. Aussi, comment réalisons-nous et vivons-nous sa Présence réelle qui transforme et responsabilise pour sa mission dans notre doyenné ?

Bonne continuation à vous Jean-Marie et Koffi, et à nous tous dans l’Esprit Saint pour devenir des disciples missionnaires et des pèlerins d’espérance.     

Koffi ( prêtre)

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Edito du 25 mai 2025 -  6° Dimanche de Pâques (C)               

« L’Esprit-Saint et nous-mêmes avons décidé. »

L’extrait des Actes des Apôtres choisi pour ce 6° dimanche de PAQUES relate cette formule bien connue… et si hardie. Comment la comprendre, sachant que nous n’entendrons pas la teneur des débats mis en œuvre dans ce qu’on qualifie de « 1° concile de Jérusalem. »

Je vous invite à lire l’intégralité du chapitre 15.  Nous y avons tous les ingrédients de la réussite pour une église de type synodal : témoignage de l’action de l’Esprit-Saint par les évangélisateurs ; principe théologique (la grâce : « Oui, nous le croyons, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, de la même manière qu’eux ») ; nature du problème (vives discussions au sujet de la circoncision) ; éclairage de Pierre sur l’incapacité à « porter le joug », c’est-à-dire à vivre l’intégralité des exigences de la Loi ; écoute des témoins ; prise de parole du responsable de l’Eglise de Jérusalem… lieux d’écoute de la Parole de Dieu ; rédaction d’une lettre et envoi de missionnaires pour expliquer les choix. L’Esprit-Saint agit à chaque étape de ce lent processus de maturation des décisions.

Nous devons à ce « 1° concile » ce que St-Paul appelle la « LIBERTE des enfants de Dieu. » Le document final du Synode sur la synodalité parle du « sensus fidei » du Peuple de Dieu. (Lire n° 22) En définitive, c’est l’amour qui apporte la paix et la sérénité. « Aime et fais ce que tu veux ! » avait préconisé St-Augustin.

Michel DUQUET

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Edito du dimanche 18 mai 2025

La gloire de l’amour

L’évangile de ce dimanche nous invite, comme disciples, à vivre nos relations d’amour fraternel en puisant à l’amour de Jésus pour chaque homme. Il nous faut aimer autant parce que Jésus nous aime ; il est la mesure sans mesure de l’amour véritable.                                                                                                                                                                                    
Jésus n’a plus de temps à perdre : « c’est pour peu de temps que je suis encore avec vous », déclare-t-il. « L’heure » vers laquelle toute son œuvre était orientée depuis le début, l’heure de la « glorification » du Fils par le Père et du Père dans le Fils, l’heure du « passage », l’heure de l’amour « jusqu’au bout » approche. Au cours du dernier repas qu’il partage avec ses disciples, Jésus leur laisse comme un testament : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres ». C’est « un commandement nouveau », leur dit-il. Mais en quoi est-il vraiment nouveau ? Dans le Premier Testament, Dieu n’avait-il pas déjà commandé l’amour réciproque, comme on peut le lire dans le livre du Lévitique : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 18). Jésus lui-même l’a rappelé aux scribes qui l’interrogeaient pour savoir quel est le plus grand commandement de la Loi : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».                              
Toute la nouveauté du commandement de Jésus réside dans l’ajout important : « comme je vous ai aimés ». Ce commandement est nouveau parce qu’il est fondé en Jésus.                     
 « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui » (Jn 13, 31b). Lorsque la Bible parle de la « gloire de Dieu », il ne s’agit pas, loin de là, de médailles ou de paillettes. C’est une manière de dire la présence de Dieu. « … À Pâques, Dieu élimine les distances, en se montrant dans l’humilité d’un amour qui demande notre amour. Nous lui rendons donc gloire quand nous vivons tout ce que nous faisons avec amour, quand nous faisons chaque chose avec cœur, comme pour lui. La vraie gloire c’est la gloire de l’amour, car c’est la seule qui donne la vie au monde » (Pape François).                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               Jean-Marie Cheney, prêtre

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Edito du dimanche 11 mai 2025

« Les brebis écoutent ma voix… »

La vie est trop compliquée pour que nous puissions la traverser seul, en toute sécurité. Le Christ nous offre direction et protection pour traverser les obstacles de la vie et éviter les éléments qui pourraient nous détruire.

Qu’aurons-nous à craindre ?  Rien, car Jésus tu es avec nous tous les jours et même au-delà, car par ta mort, la mort est vaincue une fois pour toutes. L’amour a primé sur la mort à travers ton sacrifice ultime.  Oui, tu es notre bon berger, celui qui nous réconforte aujourd’hui.

Qu’avons-nous à craindre ?  Rien, si nous écoutons la voix du Seigneur – même si parfois cette voix nous envoie sur des chemins inattendus, n’ayons pas peur, car nous ne périrons pas.  Le Père qui a donné les brebis au Seigneur Jésus est plus grand que tout et nul ne peut nous arracher de sa main.  Jésus et le Père sont Un – et Un avec l’Esprit Saint qui avec Dieu le Père a relevé Jésus de la mort et nous pousse à l’action aujourd’hui, comme autrefois les disciples, chacun selon sa vocation, chacun selon son charisme.  A nous d’apprendre à écouter sa voix et à marcher avec lui en pleine confiance, car oui Seigneur, tu es le Chemin, la Vérité et la Vie.

Ainsi, comme le psalmiste, pourrons-nous dire avec foi et confiance : « oui, le Seigneur est bon, éternel est son amour, sa fidélité demeure d’âge en âge » (Ps 99)

Diacre Jean Lafontaine 

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   Edito 3ème dimanche de Pâques (année C) – 3-4 mai 2025

      Jésus ressuscité se manifesta encore sur le bord du lac de Tibériade.
(Evangile de Jean, chapitre 21). 

      Pierre, Jaques et Jean sont repartis à la pêche avec quelques autres disciples, mais ils ont travaillé en vain, toute la nuit, sans rien prendre.

     Ce matin là, Jésus vient en aide à ces disciples qui font alors une pêche miraculeuse. Cellle-ci leur rappelle une autre pêche, à la suite de laquelle, ils avaient tout laissé pour suivre Jésus.

    Au cours du repas qui va suivre sur la plage, Pierre et ses compagnons vont être confirmés dans une mission qui nous incombe encore de nos jours : ramener à Dieu le filet rempli des poissons que sont les hommes du monde entier.

     Jésus est toujours là sur le rivage de nos vies, mais nous ne savons pas le reconnaître d’emblée. Comme pour l’apôtre Pierre et ses compagnons, Jésus nous rejoint cependant dans nos rencontres quotidiennes, dans nos lieux de vie de travail ou de loisirs, dans nos chambres de malades... pour féconder nos existences et leur donner du sens. Il travaille avec nous pour remplir les filets de son Eglise missionnaire.

      Jésus nous repose encore la question posée, par trois fois, à Pierre : « M’aimes-tu ? ». Saurons-nous lui répondre, nous aussi : « Oui, Seigeur, tu sais que je t’aime. » ?

     Nous l’entendrons alors murumurer en chacun et chacune d’entre nous : « Je me tiens à la porte de ton cœur et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai le repas avec lui ».

                                                          Bernard GARRET, prêtre.

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 Edito du dimanche de la divine miséricorde 
27 avril 2025       

Heureux ceux qui croient sans avoir vu….

 Après sa résurrection, lorsque Jésus apparaît pour la première fois à ses disciples, il leur montre ses mains et son côté puis il souffle sur eux et leur dit « Recevez l’Esprit Saint. A qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus » A ce moment-là, Thomas est absent, il ne voit pas les mains ni le côté de Jésus et il ne reçoit pas l’Esprit Saint comme les autres disciples. Lorsque Jésus apparaît pour la seconde fois, Thomas est en conséquence toujours incrédule.  Il faut la parole de Jésus pour faire de lui un croyant. « Cesse d’être incrédule, sois croyant »                                                                                                                         

Au jour de la confirmation, chaque baptisé reçoit ce don de l’Esprit Saint par l’imposition des mains de l’évêque.  Chaque confirmé devient alors croyant comme les disciples et Thomas.  Et il est  déclaré «  heureux de croire sans avoir vu » !

La foi est un don de Dieu qui fait de nous des disciples missionnaires envoyés pour remettre les péchés c’est-à-dire pour annoncer la bonne nouvelle du salut de Dieu, pour manifester notre foi,  notre espérance et notre charité. Comme les disciples dans la première lecture, certains disciples missionnaires reçoivent un don de guérison.  L’ombre physique de Pierre ne  couvrait pas les malades. Il s’agissait bien de l’ombre de l’Esprit Saint qui guérissait les malades. Cela nous rappelle bien évidemment la parole de l’Ange à Marie « L’Esprit Saint te couvrira de son ombre « Et nous savons que lorsque l’Esprit Saint est à l’œuvre, les merveilles de Dieu éclatent. Nous sommes, nous aussi, invités à nous poser cette question : «  Et moi, quelle est ma réponse à l’ appel de Dieu  » ?

Accueillons donc la présence de Dieu et de son Esprit dans nos vies et avec le psalmiste, rendons grâce à Dieu aussi parce qu’il nous a délivrés de la mort éternelle.  Quelle folie d’amour de la part de Dieu qui  a accepté d’envoyer sur terre son fils pour nous sauver alors que nous méritions un châtiment éternel!                                                                                                                                                                N’ayons pas peur d’entrer dans ce mystère de la mort et de la résurrection de Jésus qui « était mort et qui est vivant pour les siècles des siècles. Il détient les clés de la mort et du séjour des morts » Par son Esprit, le Seigneur veut nous donner cette vie de résurrection, cette vie éternelle qui l’emporte sur le péché et sur la mort physique. Demandons lui d’augmenter en nous la foi et de nous donner son Esprit de sainteté.  Rappelons-nous que les signes relatés dans les textes bibliques y ont été «  écrits pour que nous croyons que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu  et pour qu’en croyant, nous ayons la vie en son nom »

Ce dimanche 27 avril 2025 est appelé « dimanche de la miséricorde « Il a été institué par le pape, Saint Jean Paul II le 30 avril 2000, jour de la canonisation de Sœur Faustine . Voici quelques passages significatifs du sermon de Saint Jean Paul II à cette occasion « . Je transmets [ ce message de la divine miséricorde] à tous les hommes afin qu'ils apprennent à connaître toujours mieux le véritable visage de Dieu et le véritable visage de leurs frères. (...) Faustine, don de Dieu à notre temps, don de la terre de Pologne à toute l’Eglise, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la miséricorde Divine. (…) Que ton message de lumière et d’espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité ».

Que l’Esprit Saint nous donne d’accueillir pleinement la miséricorde divine en nos coeurs!                                    

  Marie-Paule ZERT, déléguée pastorale de la Paroisse de Luxeuil les Bains

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Edito du jour de Pâques

« Qu'il est beau de penser que la première apparition du Ressuscité - selon les Évangiles - s'est déroulée de façon si personnelle ! Qu'il y a quelqu'un qui nous connaît, qui voit notre souffrance et notre déception, et qui est ému pour nous, et nous appelle par notre nom. C'est une loi que l'on retrouve sculptée dans de nombreuses pages de l'Évangile. Autour de Jésus, il y a beaucoup de gens qui cherchent Dieu ; mais la réalité la plus prodigieuse est que, bien plus tôt, il y a d'abord Dieu qui prend soin de notre vie, qui veut la relever, et pour ce faire, Il nous appelle par notre nom, reconnaissant le visage personnel de chacun.

Chaque homme est une histoire d'amour que Dieu écrit sur cette terre. Chacun de nous est une histoire de l'amour de Dieu. Les Évangiles nous décrivent le bonheur des disciples : la résurrection de Jésus n'est pas une joie donnée au compte-goutte, mais une cascade qui investit toute la vie."

Pape François

A partir de dimanche prochain, une nouvelle feuille d’assemblée pour le dimanche sera en expérimentation pendant quelques semaines. Les éditos seront disponibles sur le site internet du doyenné. La feuille d’assemblée comportera les lectures de la Parole de Dieu afin de permettre à chacun de mieux les recevoir, mieux les entendre et les prier dans les jours qui suivent, pour ceux qui voudraient continuer leur méditation après la messe. Nous voudrions votre avis sur cette proposition afin de savoir s’il faut maintenir ou non ce format. Merci !

Bien fraternellement, Abbé Jean-François Francisco.

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  Edito de la Veillée Pascale 19 avril

  « IL N’EST PAS ICI, IL EST RESSUSCITE »

La résurrection est un évènement unique et fondateur du christianisme, mystère aussi bien pour Marie-Madeleine que pour les Apôtres, et pour beaucoup après eux.

Si le mystère ne peut être saisi ni d’expliqué parfaitement. Alors la résurrection de Jésus n’est pas du buzz ni virtuelle ni de l’anarque. Mais la vérité. Même si la pierre roulée sur le côté, le linge et le tombeau vide ne sont pas des preuves suffisantes. Alors où donc trouverons-nous la raison comme le proclament l’Apôtre, et plus tard les premiers chrétiens ? N’est-ce pas plutôt dans l’Acte de Foi que nous professons à la messe les dimanches et solennités ?

Ainsi les premiers chrétiens se saluaient en disant : « Le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, alléluia ! ». La vérité de la résurrection de Jésus est indéniable et ne peut être cachée ni effacée. Aussi continue-t-elle de changer la vie des hommes à l’image de Marie-Madeleine et d’autres femmes qui ont été les missionnaires auprès des Apôtres qui croiront après avoir vu et témoigneront.

La résurrection révèle Jésus et réalise sa parole. En effet, Jésus est à la fois homme et Dieu. Et en tant que Dieu, il a vaincu la mort par sa résurrection afin que ceux qui croient en ne meurent pas aussi, mais qu’ils ressuscitent par le baptême pour être les témoins et les missionnaires de l’espérance chrétienne. Et que le Ressuscité nous aide à avoir une vie meilleure.                              

Koffi EKISSI , prêtre

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Edito du Vendredi-Saint 18 avril

Méditons quelques paroles de Jésus dans la Passion selon St-Jean.

« Qui cherchez-vous? » Au Jardin de la Genèse, Dieu cherche l’homme et pose la question à Adam « Où es-tu ? »  Jésus avait demandé à Pierre et à ses amis « Que cherchez-vous ? » En ce jour, écoutant le récit de la Passion, laissons-nous rencontrer en profondeur, cherchons sur le visage du Crucifié la vérité de notre existence.

« Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal. Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » Pourquoi toute cette violence ? (En nous et dans le monde) Dieu avait averti Caën avant qu’il ne commette son geste funeste : « Le péché tapi à ta porte est avide de toi. Mais toi, domine-le. » (Gn 3,7) Levons les yeux vers la Croix quand la tentation arrive. Laissons ces paroles de vie nous atteindre… En nous, le Seigneur a déposé une force pour désarmer nos violences intérieures.

« Femme, voici ton fils… Voici ta mère. » Marie et le disciple que Jésus aimait sont les germes du monde nouveau. Jésus avait besoin de soutien pour aller jusqu’au bout… Nous sommes la famille du Fils de Dieu. Demandons la grâce d’être présents aux côtés de tous les souffrants. Par Marie, recevons du ciel et des autres, la force qui animait notre Sauveur.

« J’ai soif ! » Jésus, qui a donné l’eau vive à la Samaritaine et à tant d’êtres humains, a soif. Ne lui présentons pas du vinaigre. Soyons assoiffés du sang de l’Alliance nouvelle et éternelle.

« Tout est accompli ! » Jésus (c’est-à-dire Dieu sauve en Hébreu), l’ « homme accompli » nous montre une manière d’être homme, toujours obéissant, ami et serviteur. St-Paul nous montre la voie du disciple : « Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa Passion, en devenant semblable à lui dans sa mort, avec l’espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts. » (Phi 3, 10)   

Abbé Michel DUQUET

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Edito du jeudi saint 17 avril

     Contrairement à Matthieu, Marc, Luc, l’évangéliste Saint Jean ne relate pas le dernier repas du Seigneur ; mais il en donne un symbole, le lavement des pieds. Saint Paul, lui, nous transmet ce qu’il a reçu du Seigneur, un récit de ce repas. Dans les premiers temps de l’Eglise, on célébrait la totalité du mystère du salut, au cours de la seule Nuit de Pâques. L’Église honorait ainsi l’unité et la totalité du mystère du salut, depuis la Cène et la mort jusqu’à la résurrection, l’ascension et la venue de l’Esprit. Il n’y avait donc pas encore de « triduum », ce déploiement sur trois jours (jeudi saint, vendredi saint, dimanche de Pâques). Progressivement, les chrétiens ont souhaité vivre plus intensément chaque dimension du mystère pascal.                                                              Jésus se met à genoux devant ses apôtres, et il leur lave les pieds. Geste suprême de service... Et Il le précise : ceci est un exemple à imiter : « Faites, vous aussi comme j'ai fait pour vous ».                                               
Voilà ses derniers mots, ce soir, au moment d'entrer dans sa Passion. Et ses paroles nous engagent ! Nous sommes en effet de ceux qui L'appellent Maître et Seigneur. Il nous faut nous laver les pieds les uns aux autres…  C'est-à-dire, comme Lui, nous mettre au service de nos frères, de ceux dont nous sommes appelés à nous faire proche, notre prochain... C'est donner notre vie pour les autres... Jésus réalise d'une manière symbolique, ce qu'il vivra, ce qu'il fera demain en donnant sa vie sur la Croix...                                            
 Nous célébrons trois jours durant, un mémorial qui nous emporte dans 1a Passion et la Résurrection du Fils Dieu. « Si nous mourons avec lui, avec Lui nous vivrons », car « nous sommes le corps du Christ ». Voici l'Heure, l'Heure de Jésus... L'Heure est venue où Jésus ayant aimé les siens, les aima jusqu'au bout...                           
Voici l'Heure d'entrer dans la Pâque du Seigneur ! Voici l'Heure du Service, voir l'Heure de l'Amour livré, donné, en Jésus qui se donne totalement, qui se donne en nourriture, voici l'Agneau sans tache qui passe au milieu de son peuple pour le délivré de l'esclavage du péché, et lui donné la vie.  Laissons-nous lavés par le Christ…et par lui, avec lui et en lui, nous aurons part à la Vie des enfants de Dieu.                                                                                                                                
 Jean-Marie Cheney, prêtre

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Édito du 13 avril 2025 dimanche des Rameaux  

     La Messe des Rameaux n’est pas seulement un souvenir historique, encore moins un seul rituel de bénédiction de rameaux  pour s’assurer une protection. Elle est bien plus forte que tout cela, car elle nous encourage à suivre le Christ, dans l’espérance et dans la foi, malgré les circonstances qui nous angoissent et nous perturbent parfois, les guerres, les violences, les évènements climatique, différentes pauvretés...

    Célébrée le dimanche qui précède Pâques, la messe des Rameaux ouvre la Semaine Sainte, temps fort de la liturgie chrétienne. Elle commémore l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, acclamé comme un roi, tout en annonçant déjà sa Passion. Cet événement, chargé de contrastes, nous invite à méditer sur la profonde signification de l’amour du Christ pour l’humanité.

     Selon l’Évangile de ce jour, Jésus, assis sur un petit  âne, entre à Jérusalem sous les applaudissements de la foule. Les gens, pleins d’enthousiasme, portent des rameaux et s’exclament : « Hosanna! »

« Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur !» Ce geste fait référence aux coutumes juives : les rameaux de palmier étaient un symbole de victoire et de célébration, en particulier lors de la fête juive. On considère donc Jésus comme le Messie, celui qui vient réaliser les promesses de l’Ancien Testament. Toute cette exultation est cependant en contradiction avec ce qui va se passer quelques jours plus tard, cette même foule criera «Crucifie-le !». C’est ainsi que la liturgie des Rameaux met déjà en évidence le paradoxe du Christ Roi, qui est célébré, mais rejeté, glorifié, puis jugé.

    Les rameaux que nous allons rapporter dans nos maisons nous incite aussi à louer Dieu, mais c’est aussi un signe de fraternité lorsque nous en apporterons aux malades.

                                          Marie-Josèphe Haustête déléguée pastorale - paroisse St Irénée - St Loup

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Edito 5-6 avril 2025 - 5ème dimanche de Carême C 

    Jésus pardonne à la femme adultère. Dérangés par les enseignements de Jésus, scribes et pharisiens de Jérusalem lui tendent un piège pour le faire condamner au nom de la Loi de Moïse, laquelle demande de lapider les femmes adultères.

     Alors, Jésus opère un grand miracle : il va changer le cœur de pierre des hommes qui trainent une femme à ses pieds. Il va mettre en eux un esprit nouveau, un cœur de chair, comme l’annonçait le prophète Ézéchiel.

     Le but inavoué de ces hommes est de perdre Jésus, de le discréditer et de l’éliminer. Ce n’est pas ce qu’a fait cette femme qui les motivent, ils se servent d’elle comme d’un objet, sans aucun sentiment humain à son égard.

     Devant l’insistance de ses interlocuteurs, Jésus s’abaisse sur le sol, au même rang que la femme repliée sur elle-même, comme pour leur dire : « Cette femme, vous ne la regardez pas comme une personne humaine. Eh bien, moi non plus je ne vous regarde pas… Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre. » Et il se penche à nouveau sur le sol en y traçant des traits. Il écrit peut-être, sur le sable, la Loi du monde nouveau, une loi d'amour à graver dans nos cœurs.

     Le miracle de Jésus il se perpétue de nos jours. La femme adultère, ce peut être l’Eglise qui est loin d'être parfaite, mais le Christ ne la condamne pas, il s’abaisse à son niveau pour la convertir, la retourner et la renvoyer en mission en lui répétant : « va et ne pêche plus ! »

    La femme adultère, n'est-ce pas aussi nous-mêmes avec tout ce que l’on peut se reprocher. Alors écoutons Jésus nous redire : Qu’il vienne à moi celui qui a soif de paix, je peux faire couler en lui une source de liberté et de confiance retrouvée.

      Puisse Jésus venir encore aujourd'hui convertir son Eglise, convertir nos cœurs, opérer son plus grand miracle : toucher les cœurs de pierres, mettre en nous un cœur de chair et y tracer sa loi d’amour et de partage.

                                               Bernard GARRET, prêtre.

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  Edito du 3ième dimanche ce carême 23 mars 2025

 

Vendredi 28 mars, un chemin de croix en la basilique de Luxeuil a été vécu comme temps de prière spécifique pour faire mémoire et prier pour les victimes d’abus sexuels dans l’Eglise.

L’interpellation du Pape François en 2018, dans sa lettre au peuple de Dieu, reste d’actualité. Nous en partageons ici un extrait :

« L’ampleur et la gravité des faits exigent que nous réagissions de manière globale et communautaire. S’il est important et nécessaire pour tout chemin de conversion de prendre connaissance de ce qui s’est passé, cela n’est pourtant pas suffisant. Aujourd’hui nous avons à relever le défi en tant que peuple de Dieu d’assumer la douleur de nos frères blessés dans leur chair et dans leur esprit. Si par le passé l’omission a pu être tenue pour une forme de réponse, nous voulons aujourd’hui que la solidarité, entendue dans son acception plus profonde et exigeante, caractérise notre façon de bâtir le présent et l’avenir, en un espace où les conflits, les tensions et surtout les victimes de tout type d’abus puissent trouver une main tendue qui les protège et les sauve de leur douleur. Cette solidarité à son tour exige de nous que nous dénoncions tout ce qui met en péril l’intégrité de toute personne. Solidarité qui demande de lutter contre tout type de corruption, spécialement la corruption spirituelle, « car il s’agit d’un aveuglement confortable et autosuffisant où tout finit par sembler licite : la tromperie, la calomnie, l’égoïsme et d’autres formes subtiles d’autoréférentialité, puisque "Satan lui-même se déguise en ange de lumière" (2Co 11,14) ». L’appel de saint Paul à souffrir avec celui qui souffre est le meilleur remède contre toute volonté de continuer à reproduire entre nous les paroles de Caïn : « Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? » (Gn 4,9).

Père Jean-François Francisco

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  Edito du 3ième dimanche ce carême 23 mars 2025

          L’URGENCE ET L’IMPORTANCE DE LA CONVERSION

Les hommes se distinguent de toutes les créatures de Dieu par leur capacité de réfléchir, de poser des questions et de comprendre pour améliorer la qualité de leurs actions et vivre. Telle est l’invitation de ce troisième dimanche.

En effet, nous sommes créés pour connaître Dieu et faire sa volonté qui n’est pas sans exigence ni difficulté. Aussi nous vient-Il toujours en aide par des signes et sa Parole qui ne nous laissent pas indifférents, mais plutôt qui nous changent et nous mettent en mission à l’image de Moïse et de l’Apôtre Saint Paul ? C’est l’expérience du carême que nous sommes tous invités à faire avec la Grâce de Dieu.

« Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous ». Ainsi, Jésus nous invite maintenant et toujours à faire la volonté de Dieu pour vivre et ne pas mourir. Lui qui aime tous les hommes, même les pécheurs dont Il espère avec patience la conversion. Car Il est tendresse et pitié, et jamais Il ne veut perdre personne, mais nous sauver tous.

Conscients de notre origine et de notre vocation, osons manifester la sainteté et la miséricorde de Dieu à travers nos rencontres, nos paroles et nos actions.

Koffi EKISSI , prêtre  

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EDITO pour le 2° Dimanche de CAREME (C)   16 mars  2025 

 

Il y a une dizaine d’années, on m’avait conseillé de regarder une émission télévisée inédite. Le patron d’une entreprise de nettoyage du Haut-Doubs avait accepté de modifier son apparence. Filmé par une caméra cachée, il prétendait être un nouvel employé, envoyé « en mission » et accomplissant une journée de travail avec une « technicienne de surface ». Celle-ci ignorait être en présence de son employeur. Pas de tricherie : L’employeur pouvait se rendre compte de l’organisation du travail, des qualités professionnelles et relationnelles de sa salariée. Le soir venu, le chef d’entreprise se « démasqua » Quelle surprise ! L’incrédulité était totale : le patron avait pu mesurer la valeur et les quelques limites de la technicienne expérimentée. Les félicitations et l’émotion concluaient la première partie de cette émission.

L’employeur ayant agrandi son champ d’action en assurant le nettoyage industriel dans une usine doloise, on le voyait maintenant en bleu de travail, aux côtés d’un salarié immigré âgé, assurant une tâche ingrate. Cette fois-ci, en fin de journée, le patron ne put cacher son émotion devant la conscience professionnelle et la fraternité de cet homme, de 30 ans son ainé.

Je n’ai pas regretté d’avoir visionné cette émission, diffusée en temps de Carême. Je me disais : Le Fils de Dieu a bien caché son identité véritable, lorsqu’il « visita » la terre. "Vraiment Dieu d’Israël, tu es un dieu qui te cache !" (Isaïe 45, 15) Dans l’épisode évangélique de ce jour, imaginons la stupeur des 3 apôtres devant Jésus transfiguré. Imaginons aussi ce Maître bienveillant, Dieu fait homme, vivant aux côtés de ses créatures, les initiant à poursuivre son œuvre, à agir en son Nom… après avoir traversé l’épreuve du Vendredi-Saint, où Jésus sera défiguré, moqué… Méditons ce mystère : Dieu caché, Dieu à l’œuvre, cheminant incognito à nos côtés.

Par amour, travaillons au service de ce Maitre et Seigneur, si humain parce que si divin… à l’image des 2 employés filmés.

Abbé Michel DUQUET

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Edito du 9 mars 2025

Notre carême comme un jardin…  

J’ai découvert cette réflexion pour nous introduire à ce temps de carême : il y a deux façons de faire, dans un jardin. Il y a ceux qui sont obsédés par les mauvaises herbes ; ils passent leur temps à essayer de les éradiquer. Au bout du compte, les meilleurs obtiennent un jardin impeccable, mais il n’y a pas une fleur : ils n’ont pas eu le temps de s’en occuper.
Et puis il y a ceux qui sont passionnés de fleurs. Ils passent leur vie à les soigner. Au passage, ils arrachent une mauvaise herbe, bien sûr. Mais ils n’en font pas une affaire : ce qui les intéresse, c’est de faire fleurir les massifs et de faire porter du fruit aux arbres du jardin. Et au bout du compte, il y a tellement de fleurs qu’il n’y a plus de place pour les mauvaises herbes.
Il y a plusieurs façons d’aller dans le désert de ce carême : passer son temps à détecter son défaut dominant  pour l’éradiquer : les mauvaises herbes. Et puis il y a les qualités de notre vie : les fleurs. Comment vivre un carême pour avoir un jardin dans les fleurs ? Il faut se lancer dans le carême les yeux et le cœur fixés sur Jésus.

« Après son baptême, Jésus, rempli d’Esprit Saint… fut conduit à travers le désert ». Depuis notre baptême, nous sommes remplis d’Esprit Saint ; par la force de l’Esprit Saint nous pouvons faire fleurir notre jardin de vie. La couleur, l’odeur, la beauté des fleurs nous sont données dans les dons de l’Esprit comme nous le dit St Paul : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi » (Ga 5, 27).

En cultivant les dons de l’Esprit dans notre cœur pendant ce carême, nous trouverons dans notre vie que « L’homme ne vit pas seulement de pain », « que Dieu seul reçoit un culte »… Que le Christ Jésus nous ouvre le chemin de la vie… que nos cœurs soient tournés vers la lumière, la beauté de Pâques.                           Bon et heureux Carême,                                                                                                                                                                                                                                                          Jean-Marie Cheney, prêtre

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Edito du 2 mars 2025

Convertissez-vous !

Mercredi prochain, le 5 mars, est une journée unique dans l’année liturgique : c’est le mercredi des Cendres qui marque l’entrée en Carême. Comme Jésus qui a passé 40 jours au désert, nous allons avoir 40 jours pour nous préparer à la fête de Pâques. Les textes de ce jour nous invitent à entrer dans ce temps de conversion Ils nous en  indiquent la raison et surtout le but final qui est la victoire sur la mort,  à la fin de notre vie terrestre  pour une vie éternelle,  mais aussi, dès aujourd’hui, victoire possible sur nos penchants mauvais et nos péchés. Je ne suis pas chargé de convertir les autres en redresseur de torts mais d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut en me convertissant.

- Si mes paroles  sont  murmures, critiques, suspicion, jalousie, colère, envie, rivalités, adultère…. Il est urgent de changer de cap car je corresponds à cet arbre qui porte de mauvais fruits.

- Si mes paroles et mon comportement sont vraie douceur, bonté, bienveillance, observance des 10 commandements, amour de Dieu et du prochain, je suis sur la bonne voix car je corresponds à cet arbre qui porte de bons fruits.                                                                               

Mais je peux toujours faire mieux et prendre une part toujours plus active à l’œuvre de Dieu en me laissant guider par l’Esprit Saint et en faisant le bien. Changer son cœur, c’est se rapprocher de Dieu et des autres. Alors, je pourrai ressembler au palmier évoqué dans le psaume et je pourrai rendre grâce en vérité au Seigneur pour son amour et sa fidélité.

Marie-Paule ZERT déléguée pastorale de Luxeuil

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Edito 22-23/02/2025 - 7ème dimanche temps ordinaire C

    « Aimer vos ennemis ! ». Jésus ne prononce pas ce message comme un simple conseil. Le pardon et l’amour des ennemis, il en fait un commandement pour ses disciples. Il est en droit de le faire, car lui-même, durant sa vie terrestre, met en pratique ce qu’il enseigne. Même au moment de mourir sur la croix, il s’adresse à Dieu en s’écriant : « Père, pardonne-leur !». Tout bascule ! A ce moment-là, le plus fort, ce n’est pas le bourreau, mais celui qui pardonne.

     Face à ce commandement de l’amour des ennemis, nous sommes perplexes. Nous connaissons les ornières de nos rancœurs. Il y a, au fond de nous, des plaies dues au mal qu’on nous a fait, des plaies qui ne s’effacent pas comme cela. Nous ne cheminons que lentement vers le pardon, quand il faut que la justice passe, et que l’autre apprenne à me respecter.

     L’année jubilaire invite à faire du neuf, grâce au pardon. Laissons-nous enseigner par l’exemple de David laissant la vie sauve au roi Saül qui en voulait à sa vie. Laissons-nous interpeller par Jésus qui nous répète : « Ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés ; pardonnez, et vous serez pardonnés… ». Saurons-nous l’écouter ?

     Au-delà d’un cessez le feu, Ukrainiens et Russes, Gazaouis et Israéliens ont un long chemin à vivre vers la réconciliation. Il revient cependant à chacun de nous de faire passer l’Amour libérateur de Dieu dans notre humanité. Chacun de nous est comme une artère qui reçoit et fait circuler le sang dans un organisme. Si je suis une artère qui se bouche, ou qui se rétrécit, ça ne fonctionne plus. Soyons comme une artère bien vivante, qui laisse passer l’amour de Dieu et qui le renvoie à tout le corps social.

     Au cours de cette eucharistie, remercions Dieu en lui disant : « Béni sois-tu, Dieu, notre Père, pour Jésus ton Fils. Il a pratiqué l’amour des ennemis jusqu’à pardonner à ses bourreaux, donnant tout, y compris sa vie. Répands sur nous, Seigneur, ton Esprit de paix… et que se multiplient, au sein de notre humanité, des artisans de paix.

                                                         Bernard Garret, prêtre.     

 

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Edito pour le dimanche 16 février 2025

LA PROMESSE DU VRAI BONHEUR

Adam et Eve vivaient heureux même après avoir désobéi à Dieu qui ne les a pas chassés du jardin ni maudits. Aussi nous nous posons des questions au regard de l’agir des hommes sur le sens de la vie présente et future ?

En effet quel est ce royaume que Jésus nous promet ? A quel bonheur aspirons-nous ? Pourquoi certains sont-ils riches, rassasiés, joyeux, tandis que c’est le contraire chez les autres ? Et pourquoi tant d’inégalités entre nous ?

Les « Béatitudes » sont un appel que Jésus nous adresse à vivre l’amour, le partage du bonheur , la joie qui ne bénit pas les pauvres et ne maudit pas les riches. Elles sont plutôt le chemin de l’espérance qui annonce et  promet le renversement, la surprise. Le royaume des cieux, c’est la nouvelle société où les pauvres et les riches se retrouveront en Jésus pour servir Dieu ensemble.

Le vrai bonheur en effet, c’est connaître Dieu et Lui faire confiance. Alors sans nous juger, prions-Le, Lui, qui est notre espérance et notre joie pour un monde fraternel, juste et paisible.

                                                       Koffi EKISSI , prêtre

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Edito du Dimanche de la santé 9 février 2025

En ce « dimanche de la santé », nous sommes invités à déplacer notre regard vers le corps et l’esprit.

L’un et l’autre font partie de nous. L’un et l’autre peuvent être en bonne santé, mais aussi connaître maladie, souffrance et faiblesse.

Dans les diverses rencontres faites par Jésus dans l’Évangile, on le voit toujours attentif aux faiblesses et souffrances humaines. Il est touché, saisit de compassion et parfois même il pleure tant il est pris aux entrailles. Homme, sa chair a été marquée par la souffrance et la mort. Chacun peut donc reconnaître en Lui un frère qui l’accompagne sur un chemin parfois difficile à parcourir.

Dans nos communautés chrétiennes, nous encourageons à vivre le sacrement des malades. Ce sacrement près de nos frères et sœurs souffrants voudrait leur apporter la consolation de deux présences : la nôtre et celle de Dieu.

Rendons-grâce à tous les bénévoles de nos paroisses qui visitent régulièrement des personnes ne pouvant rejoindre nos communautés à cause de la maladie ou de la fatigue.

Prions pour tous les personnels soignants et les accompagnants ; ils donnent de leur compétence et de leur cœur pour prodiguer les soins nécessaires.

Dans le psaume de ce dimanche, chacun de nous peut faire sienne cette belle demande : « Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force » (Ps 138).

Oui, Seigneur, au jour de faiblesse ou de maladie, nous crions vers toi… lorsque nous percevons ta présence, celle-ci devient consolation ; alors en nous, en notre âme, grandit une force.

Jean-François Francisco, curé

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Edito du 4ème dimanche du temps ordinaire -
2 février 2025

VIE CONSACREE.

« Que nos lèvres, notre âme et toute notre vie proclament ta louange, Seigneur. Puisque tout notre être est un don de ta grâce, fais que notre existence te soit consacrée. » Prière des Laudes du Samedi matin II° semaine. Le mot consacré est toujours associé au petit mot « à ». L’artiste se consacre à son œuvre… le disciple à son Maitre.

La Vie consacrée, profondément enracinée dans l'exemple et dans l'enseignement du Christ Seigneur, est un don de Dieu le Père à son Église par l'Esprit. Grâce à la profession des conseils évangéliques, les traits caractéristiques de Jésus — chaste, pauvre et obéissant — deviennent « visibles » au milieu du monde de manière exemplaire et permanente et le regard des fidèles est appelé à revenir vers le mystère du Royaume de Dieu, qui agit déjà dans l'histoire, mais qui attend de prendre sa pleine dimension dans les cieux. VITA CONSECRATA §1 (Jean-Paul II en 1996)

 « Poussé par l’Esprit-Saint, Syméon vint au Temple. » A sa suite, animés de l’Esprit-Saint, répondant à un appel intérieur, des baptisés décident de consacrer leur vie au Seigneur. Certains le font secrètement et d’autres l’expriment publiquement en Eglise, dans le cadre de la vie religieuse ou d’instituts de vie consacrée, prononçant les 3 vœux : pauvreté ; chasteté et obéissance… pour ressembler à Jésus, au service de leurs frères humains.

« Consacre-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi  aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu’ils soient, eux  aussi, sanctifiés dans la vérité. » (Jn 17, 17-19)

Ces paroles prononcées au soir du Jeudi-Saint résonnent depuis 2000 ans dans le cœur de tant de femmes et d’hommes, provoquant une réponse d’amour. « Qui enverrai-je ? » demande le Seigneur à Isaïe.
Remercions notre Dieu de nous associer à son œuvre salvifique. Prions avec et pour tous les consacrés. Consacrons tous un peu de notre temps, de nos biens, de nos charismes pour la gloire de Dieu et le salut du monde.  

                                                                                                                      Michel DUQUET

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Edito du 3ème dimanche du temps ordinaire - 26 janvier 2025

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » Luc 4, 21

Aujourd’hui s’ouvre pour nous l’évangile selon saint Luc qui nous accompagnera au fil de cette année liturgique. Luc explique son projet et nous présente Jésus à la synagogue. La Parole de Dieu nous est donnée aujourd’hui dans le début de l’évangile du Christ selon St Luc. Dès le départ, il précise que Jésus « accomplit » la parole du prophète Isaïe.

Cette Parole aujourd’hui nous présente le début du ministère de Jésus. Peu de temps après son baptême, il commence à enseigner en Galilée. Tous les gens parlent de Lui. Ce jour-là, il revient à Nazareth, le village où il a grandi. Comme il en a l'habitude, il va à la synagogue et il se lève pour faire la lecture. Cette lecture, c'est lui qui la cherche, qui la trouve et qui la commente.

En écoutant Jésus proclamer cette parole, nous pouvons déjà imaginer sa connaissance, son  amour pour les Écritures.  C’est déjà un appel pour chacun de nous de nous approprier la Parole de Dieu, dans la méditation, dans les études de la Bible, dans les partages d’évangile. Ainsi nous pourrons nous aussi affermir notre foi, partager notre foi.

En ce jour, le Christ a une bonne nouvelle à nous annoncer : l'Écriture devient Parole parce qu'elle est proclamée ; c'est une bonne nouvelle pour les pauvres et les exclus de tous les temps ; c'est une annonce de libération et de guérison. C’est une bonne nouvelle qui s’accomplit aujourd’hui…

Cet aujourd’hui dont parle Jésus, c’est le nôtre ; cette bonne nouvelle se réalise pour nous aujourd’hui  dans tous les gestes de solidarité dont parle le prophète. Cet aujourd’hui, cette Bonne Nouvelle est à l'œuvre quand nous allons voir un malade sur son lit d'hôpital, quand nous partageons avec celui qui a faim quand nous sommes attentifs à nos frères et sœurs.
La bonne nouvelle c’est que le Seigneur veut que nous soyons ‘bonne nouvelle’ pour les hommes de notre temps… nous serons bonne nouvelle si nous décidons chez nous de construire la paix, la justice, la bienveillance, si nous faisons un pas vers le pardon, vers la réconciliation…

"Seigneur, vois ton peuple assemblé, ton peuple venu pour t'écouter. Ouvre nos oreilles à ta voix, nos cœurs à ta Parole qui peut les transformer. Et fais de nous des messagers de cette bonne nouvelle dans le monde d'aujourd'hui."
Jésus Christ, par ta grâce, « Aujourd’hui s’accomplit » la Bonne nouvelle de ton amour…

Jean-Marie Cheney, prêtre

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Edito du 2ème dimanche du temps ordinaire - 18 janvier 2025


Aujourd'hui, c'est le 2e Dimanche du Temps Ordinaire, et l'Évangile nous raconte le premier miracle de Jésus, réalisé à Cana de Galilée : la conversion de l'eau en vin.  À l'intérieur de ce miracle se trouvent une série de leçons qui nous interpellent et nous incitent, à plus de charité et de générosité.
Le mariage est un moment de bonheur. Il en apporte à tous, que ce soit aux mariés eux-mêmes, à leurs amis et à leur famille. Cependant, selon le texte, le vin manquait. Et la première leçon de ce jour que nous relevons, c’est l’attention. Marie le remarque, elle est attentive aux détails de cette fête. De faire attention aux autres, nous aussi nous pouvons tous prendre le temps de se soucier d’un proche, d’un voisin, …  
Et c’est encore Marie qui nous donne la seconde leçon de ce Jour ; le texte nous dit : sa mère dit à ceux qui servaient, « tout ce qu’il vous dira faites-le ». Si dernièrement au baptême du Christ la voix du Père depuis la nuée nous disait : « c’est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute ma joie, écoutez-le ». Aujourd’hui, c’est Marie qui nous montre vers qui nous devons nous tourner quand nous avons des soucis.  
La troisième leçon de ce Dimanche, c’est que chacun de nous a son rôle dans la vie et en fait personne ne fait ombrage à l’autre. Marie constate le manque, le dit à Jésus, et Jésus dit aux servants remplissez d’eau les jarres. Vous voyez que c’est ainsi que la société est organisée. Cela nous permet de constater qu’on a besoin les uns des autres. Ce qui nous amène à la réalité décrite par la deuxième lecture quand Saint Paul nous dit : que les dons de la grâce sont variés, comme dons de l’Esprit Saint nous avons : la Sagesse, la Force, l’Intelligence, la Science, mais c’est le même Esprit et les services sont variés ; Lecteurs,  Chorale, etc. Le Seigneur nous aide à développer ce don à mettre au service de nos paroisses.
La dernière leçon de ce dimanche pour moi c’est que Jésus nous donne toujours ce qui y a de bon et de meilleur pour nous. Jésus nous donne en tout temps ce qui est bon, parce que nous sommes ses préférés, il a fait de chacun de nous sa préférence. Sachons-nous aussi donner toujours le meilleur de ce que nous sommes et de ce que nous avons aux autres qui sont dans le besoin. Jésus donne de la joie à ce couple et rehausse l’éclat de la fête. Partout où l’on se trouve, soyons des artisans de paix et de joie. Laissons-nous habiter par l’Esprit Saint pour faire le bien en tout temps, pour notre Salut et la gloire de Dieu.

                                                                Virginie Crevoisier, déléguée Pastorale de la Vallée du Breuchin

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Edito - Fête du Baptême du Seigneur – 11-12 Janvier 2025                 

      Lorsque Jésus fut baptisé par Jean Baptiste et qu’il sortit des eaux du Jourdain, du ciel, une voix se fit entendre : « Toi, tu es mon fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ! ». Imaginons cette parole prononcée par Dieu sur chacun et chacune d’entre nous ! C’est tellement fort, qu’accueillir en nous ce mystère, ce ne peut être que progressif.

      Quant à lui, Jésus de Nazareth a accueilli cette Parole de Dieu. Il s’est laissé travailler par elle, il a structuré les choix de sa vie sur cette conviction : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi je trouve ma joie !».

       Même s’ils ne comprenaient pas toujours les choix de Jésus, les apôtres qui l’ont suivi pressentaient bien que Jésus était travaillé et guidé par un dialogue de confiance avec Dieu son Père, lorsqu’il se retirait à l’écart pour prier.

     Et voilà qu’après la résurrection de Jésus, les apôtres accueillent, eux aussi, un souffle d’amour qui vient du ciel, l’Esprit saint qui va les bousculer, et les envoyer baptiser toutes les nations.

      Nous non plus, nous ne sommes pas des étrangers pour Dieu. Jésus est l'aîné d'une multitude de frères. Le baptême nous fait membres de son corps. Nourris de sa Parole et de l'eucharistie, puissions-nous structurer nos choix de vie en nous pressentant pleinement fils et filles de Dieu.

      Pour cela, laissons-nous fortifier par ce message de St Paul proclamé aujourd’hui dans la 2ème lecture : « Par le bain du baptême, Dieu nous a fait renaître et nous as renouvelés dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus-Christ notre Sauveur, afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle ».

                                                              Bernard GARRET, prêtre

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Edito du dimanche 5 janvier 2024

Jubilé 2025

Un jubilé est une période privilégiée dans l’Eglise, sur le modèle de ce qui s’est vécu dès l’Ancien Testament, dans la première Alliance entre Dieu et son peuple. Il s’agit d’un temps favorable pour se tourner davantage vers Dieu et le prochain. C’est l’occasion de découvrir ou redécouvrir un aspect important de notre foi en Jésus Christ et en son Eglise.

Le Pape François a souhaité proposer comme thème pour ce jubilé 2025 : « pèlerins de l’espérance ».

La messe d’ouverture de cette année jubilaire a eu lieu dans toutes les cathédrales du monde le 29 décembre dernier. Plus localement, nous aurons l’occasion de prier chaque dimanche pour des intentions particulières où des hommes et des femmes engagent leur vie et leur vocation.

2025 est aussi la date anniversaire du Concile de Nicée qui a eu lieu en 325. La grande question qui agitait l’Eglise à ce moment-là, était autour de l’identité de Jésus. Certains niaient la divinité de cet homme… C’est là qu’est né le symbole de Nicée-Constantinople, notre fameux « je crois en Dieu » dans une version plus développée.

Afin de revisiter de belles expressions autour de l’identité de Jésus, comme par exemple qu’il est « Lumière, née de la Lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu », il nous sera proposé de prendre aux messes du dimanche le symbole de Nicée-Constantinople. Il sera sur les feuilles d’assemblée pour aider notre prière communautaire.

De nombreuses autres propositions dans la spiritualité, l’entraide solidaire, la fraternité et les pèlerinages verront le jour tout long des mois qui viennent, afin de nous aider à mieux devenir pèlerins de l’espérance. Un pèlerin qui prie son Dieu, qui célèbre son salut, qui loue le Créateur, qui forme son intelligence de la foi, qui sert ses frères et sœurs en humanité, qui s’engage et qui témoigne de sa joie en l’espérance.

Que Celui qui est notre Dieu – Jésus, vraiment homme et vraiment Dieu – soit notre joie et notre espérance pour chaque jour de 2025 ! Belle et sainte année à tous !

Jean-François Francisco, curé.

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Edito du dimanche 29 décembre 2024                  

   La sainte famille de Jésus, Marie et Joseph   

La famille est un lieu de vraies joies, mais aussi de vraies souffrances. D’ailleurs, à y regarder précisément, la Sainte Famille n’a pas été épargnée. Joseph, originaire de Bethléem, travaille à Nazareth, c’est un déplacé économique.

Rappelons-nous, au début, la décision de Joseph de rompre son mariage avant que l’ange ne lui parle. Comment cela ne résonnerait-il pas avec toutes les difficultés de la vie conjugale ? Si Marie et Joseph se rendent à Bethléem, c’est bien pour un recensement de l’occupant romain. C’est un pays occupé. Les préparatifs pour la naissance sont pour le moins contrariés ! Que de violences aussi, pensez au massacre des bébés innocents qui les obligent à immigrer en Égypte. Cela fait un peu beaucoup ! Ne trouvez-vous pas ? Un peu beaucoup pour entretenir une image sereine de la Sainte Famille.

Cela fait échos aux difficultés de nos propres existences. Le verbe de Dieu entre dans la complexité, la vulnérabilité, la violence de nos vies, dans notre pâte humaine. La famille est le bien le plus précieux pour les humains, en particulier pour les pauvres et nous sommes tous pauvres, à un moment ou à un autre, à l’heure de l’incompréhension, de l’échec, de la maladie ou de la mort.

Nous sommes liés les uns aux autres que nous le voulions ou non. Ce qui est remarquable, pour la Sainte Famille, c’est leur disponibilité, leur accueil du dessein de Dieu et leur attitude d’écoute, de service, dans une très grande humilité, pour réaliser ce qu’ils comprenaient comme la volonté de Dieu sur eux. La famille est le lieu de l’apprentissage de la miséricorde, de l’amour en actes et en vérité, le lieu où sont transmises les valeurs essentielles pour que chaque être humain puisse devenir adulte.

A deux jours de l’année 2024, tous mes vœux pour vos familles ! 

                                    Jean-Marie Moesch, diacre

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Edito du jour de Noël

Le VERBE s’est fait CHAIR.

Bouleversé intérieurement par la pauvreté de la Crèche le soir de Noël 1856, Antoine CHEVRIER nous a laissé de belles prières. En voici 2 extraits :

« Ô Verbe ! Ô Christ ! Que vous êtes beau ! Que vous êtes grand !

Qui saura vous connaître ? Qui saura vous comprendre ?

Faites, ô Christ, que je vous connaisse et que je vous aime.

Puisque vous êtes la lumière, laissez venir un rayon de cette divine lumière sur ma pauvre âme afin que je puisse vous voir et vous comprendre.

Mettez en moi une grande foi en vous afin que toutes vos paroles soient pour moi autant de lumières qui m’éclairent et me fassent aller à vous et vous suivre dans toutes les voies de la justice et de la vérité…

Expliquant aux enfants du PRADO le 3° mystère joyeux, il prie ainsi :

Ô Jésus qui avez poussé l’amour de la pauvreté jusqu’à vouloir naître dans une étable, n’ayant pour berceau qu’une misérable crèche et qu’un peu de paille pour couchette, accordez-moi la grâce d’aimer la pauvreté et de mépriser tous les biens de la terre pour ne plus m’attacher qu’aux biens impérissables du ciel…

Saint Enfant Jésus, que j’aime à vous voir, à vous contempler dans ce pauvre lieu ! Comme vous avez bien fait de naître dans cette étable ! Là, votre accès est facile, tout le monde a le droit de venir vous visiter et vous le voulez ainsi, pour recevoir tout le monde. Si vous naissez ainsi pauvre, c’est pour m’apprendre que le premier pas dans la vie parfaite est la pauvreté. Je l’embrasse donc avec joie et amour. Cette belle pauvreté, je veux en faire ma vertu chérie…

JOYEUSE et SAINTE NATIVITE.

Michel DUQUET, prêtre du PRADO.

   

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 Edito de la Veillée de Noël

« Un enfant nous est né, un fils nous a été donné !... son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix » (Isaïe 9, 5).

Nous vivons la fête de la Nativité de Jésus, le Seigneur de nos vies, comme un temps de fête de famille et de fraternité. Fête de famille et de fraternité large entre nous, fête de famille et de fraternité avec Celui qui vient et n’a pas craint de nous appeler ses frères.                                    

 Devant l’enfant déposé dans une mangeoire, une crèche, un enfant qui ne sait pas encore parler, nous reconnaissons en lui, la Parole véritable de Dieu faite chair, Dieu fait homme : Jésus.                   

Dieu est avec nous dans ce qu’il y a de plus fragile et faible, un enfant porteur de l’infini de Dieu. Par Lui, Dieu vient à nous, non avec souveraineté et puissance, mais aussi avec la vulnérabilité d’un nouveau-né pour gagner nos cœurs et les convertir de l’intérieur.                                                                                        

Dieu prend des risques en Jésus, parole engagée de Dieu contre ce qui fait mal aux hommes. Il se remet aux mains des hommes, celles de Marie et de Joseph comme celles de ceux qui chercheront à se saisir de lui. Il se remet aussi entre nos mains.         

Sur les routes de l’histoire des hommes, semées d’embûches et de crises, de tristesses et d’angoisses mais aussi de joies et d’espoirs, de rêves et de projets, Il se fait notre compagnon. Sa manière d’être Parole incarnée provoque notre façon d’être humain.            

Cet avènement de Jésus, cette naissance de Jésus marque aussi l’avènement de l’Homme. Depuis Noël, il n’est plus possible de regarder l’Homme comme avant. A la lumière de Jésus, fils de l’homme, fils de Dieu, l’Homme est à regarder comme familier de Dieu. « L’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu » a un visage de Jésus Christ, enfoui parfois il est vrai. En contemplant cet enfant, dans la foi, Jésus nous donne de découvrir que par Lui, avec Lui et en Lui nous sommes enfant de Dieu.        

La promesse annoncée par Isaïe dans la naissance de cet enfant, porte, aujourd’hui encore,  l’espérance de ce royaume de paix dont Jésus porte de nom  « Prince-de-la-Paix ». Jésus Christ, en s’incarnant dans notre monde, nous ouvre le chemin ; il nous envoie dans le monde comme une étoile qui brille pour illuminer le cœur des êtres humains de cette Paix qu’il porte en lui.

Heureux et Joyeux Noël dans la Paix du Christ !                                                                                                                                                                                                                         

Jean-Marie Cheney, prêtre

                                                   

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Edito du 22 décembre 2024 : 4ème dimanche de l’Avent

En ce quatrième dimanche de l’Avent, nous arrivons presque au terme de notre préparation à Noël. Les lectures de ce jour évoquent la naissance d’un enfant qui sera le berger du peuple de Dieu. Il sera la paix dans nos cœurs et la paix entre nous parce qu’il vient par sa mort et sa résurrection, nous réconcilier définitivement avec Dieu le Père dont nous étions séparés depuis la faute originelle. Telle est la volonté de Dieu, père plein de tendresse.

 Sauvés par avance du mal et du péché, nous sommes nous aussi appelés à faire la volonté de Dieu en disant à la suite de Jésus « me voici ».                                                          

Marie, la mère de Jésus, est la première à avoir répondu à cet appel. Comme elle, laissons - nous remplir de la force de l’Esprit Saint et allons le porter à toute personne que Dieu met sur nos chemins.

Chaque fois que nous prions, que nous recevons un sacrement, que nous vivons le pardon ou le sacrement de la réconciliation, chaque fois que nous communions au corps du Christ, nous sommes remplis d’Esprit Saint et nous portons nous aussi Jésus en nous. Est-ce qu’alors, comme Elisabeth, nous bénissons Dieu et nos frères et sœurs ? Est-ce qu’alors comme Marie, nous nous empressons de porter Dieu aux autres, heureux que nous sommes d’avoir cru en l’accomplissement de la Parole de Dieu ? Le Verbe se fait chair et il vient habiter chacun de nos cœurs. Ouvrons grands nos cœurs à son amour et à celui de notre prochain.

Marie-Paule Zert, déléguée pastorale                                                                                                               

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