Les évêques de France planchent sur la ruralité, les abus sexuels et les finances
La récente évolution du contexte sanitaire a contraint les évêques de France à renoncer à se rendre à Lourdes comme à l’accoutumée. Ils ont, dès lors, vécu leur Assemblée du 2 au 8 novembre en visioconférence en ayant dû en réaménager le programme initialement prévu. C’est ainsi que deux séquences ont été reportées au 25 novembre afin de trouver un meilleur traitement : celle sur l’enseignement catholique et celle portant sur la santé des prêtres.
Le souci du monde agricole et rural
Les mardi 3 et mercredi 4 novembre, les travaux de l’Assemblée plénière se sont portés sur le thème : «Cultiver la terre et se nourrir».
Alternant des temps en séance plénière et des temps de carrefours, l'assemblée a pu écouter les témoignages de M. Régis Dubourg, directeur général de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture, M. Aurélien Gonthier, agriculteur dans le Loiret, Mme Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, M. Dominique Potier, député, et le Père François Euvé, sj.
Entendre ces points de vue variés, partager en petits groupes, a permis aux participants de mieux comprendre les enjeux de la conversion écologique. Deux rendez-vous ont été pris les 14 et 21 novembre avec les mêmes participants pour continuer à travailler.
La lutte contre les abus sexuels
La journée du jeudi 5 novembre a été consacrée principalement à la poursuite du travail sur la lutte contre la pédophilie dans l’Église. Les évêques ont validé leur détermination à avancer. Et pour que la démarche de l’Église catholique en France soit efficace, ils la veulent complète réaffirmant que les champs de la prévention, celui du volet financier, de la mémoire et du suivi des prêtres coupables devaient être pleinement investis.
Le 3ème rapport sur la lutte contre la pédophilie dans l'Église établi à partir d’une enquête menée dans tous les diocèses, a été présenté. Outre les chiffres, ce rapport a été aussi l’occasion de retracer les étapes clefs de la lutte contre la pédophilie dans l’Église.
Les finances
Vendredi 6 novembre, les évêques ont pris connaissance de l’état des finances et des perspectives, tant de l’ensemble des diocèses que de la CEF. La baisse tendancielle des ressources, constatée depuis plusieurs années, s’accentue en 2020, aggravée par la crise sanitaire. Il est à craindre que l’Église connaitra un manque à gagner d’au moins 80 millions d’euros : celui du manque de ressources issues des paroisses (quête, offrandes de messe, casuels).
Les évêques ont relevé l’urgence de travailler encore plus à la solidarité entre diocèses ainsi qu’à continuer l’effort de baisse des charges. L’appel à la générosité sera aussi renforcé dès 2021, notamment par le lancement d’une campagne Denier commune à 70 diocèses en France.
Respect et fraternité
Samedi 7 novembre, les évêques, profondément meurtris par les récents attentats islamistes, condamnent sans réserve ces crimes et interpellent tous les français : Et si nous commencions par le respect et la fraternité ?
Clôture
L’Assemblée plénière s’est achevée dimanche 8 novembre par la messe télévisée présidée par Mgr Éric de Moulins-Beaufort, Archevêque de Reims, Président de la Conférence des évêques de France. Cette messe était diffusée en direct sur France 2 depuis le studio du Jour du Seigneur. Précédemment, depuis la Maison de Breteuil (CEF) à 9h devant les évêques réunis pour une dernière visioconférence et en direct sur KTO, Mgr Éric de Moulins-Beaufort a prononcé le discours de clôture de cette assemblée.
► Suivre les travaux et réflexions des évêques de France au jour le jour.





