Focus sur... les prêtres missionnaires d'École ! — Commission Diocésaine d'Art Sacré

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Focus sur... les prêtres missionnaires d'École !

Chapelle de la Mission - © Commission d'Art Sacré

Le conservatoire d'Art Sacré est installé dans l'ancienne chapelle des missionnaires diocésains. Théo Jouffroy, membre de la Commission d'Art Sacré, vous propose un focus sur l'histoire de cette congrégation !

Les missionnaires DE BEAUPRé.

  • La première mission.

En 1676, Antoine-Pierre Ier de Grammont, alors archevêque de Besançon, organise une première mission diocésaine à Besançon. Mais avant d'entrer plus en détail dans notre propos, prenons la peine de définir ce qu'est la Mission. Il s'agit d'un exercice religieux populaire, qui se pratique surtout dans les campagnes. C'est un temps particulier pour le fidèle, qui dure généralement un mois, et au cours duquel il est invité à se tourner vers Dieu. Des conférences, des sermons, des processions, des confessions, des érections de croix rythment ce temps particulier.

  • Naissance et mort de la Mission.

Les Bisontins, comme les Comtois, vont répondre en nombre à l'appel des prêtres missionnaires et ils se prêtent avec ferveur à cet exercice. En témoigne, pour seul exemple, la mission de 1676, où nombre de conversions sincères sont relatées. Face à ce succès, Antoine-Pierre Ier de Grammont officialise l'existence des prêtres missionnaires en 1682. La même année, il les installe dans l'ancien prieuré de Beaupré, situé sur l'actuelle commune de Roche-lez-Beaupré. C'est ainsi que ces prêtres missionnaires sont passés à la postérité sous le nom de prêtres missionnaires de Beaupré. La congrégation se maintient jusqu'en 1791, année où la Révolution décide de les supprimer, en même temps que le Grand Séminaire. Forcés de quitter leur fief, Beaupré, les missionnaires prennent le chemin de l'exil.

  • Le missionnaire Pierre-Hubert Humbert.

Toutefois, le souvenir de certains missionnaires est resté vivace. On en veut pour preuve l'exemple de Pierre-Hubert Humbert. Missionnaire de 1714 à 1770, doué d'un zèle et d'une ferveur rare, il publie, au milieu du XVIIIème siècle, les Pensées sur les plus importantes vérités de la religion, véritable best-seller qui eut une influence nationale, avec 91 550 volumes vendus entre 1777 et 1788. La chapelle des missionnaires d'École conserve encore son portrait, par le peintre Jean Wyrsch. À Vanclans, son village d'origine, on peut voir une statue de ce dernier.

Le missionnaire Pierre-Hubert Humbert, par Jean Wyrsch - © Commission Diocésaine d'Art Sacré

Les missionnaires d'École.

  • La restauration des missionnaires diocésains.

Une fois les agitations révolutionnaires passées et le chapitre impériale clos, on juge nécessaire de restituer la congrégation des prêtres missionnaires de Beaupré. Faute de fonds suffisants, les missionnaires ne peuvent renaître que grâce à l'action de l'abbé Jean-Étienne Bardenet, leur mécène. Il lance la construction des bâtiments de la Mission d'École, qui seront achevés en 1818. Les missionnaires reprennent alors leurs activités.

  • Succès et fin.

Les missionnaires d'École - c'est leur nouvelle appellation - sillonnent de nouveau les routes du Doubs et de la Haute-Saône. La grande mission de Besançon, en 1825, vient consacrer le renouveau de leurs activités. Ils obtiendront le soutien des prêtres locaux et des archevêques, à l'image de Monseigneur Paul-Ambroise de Villefrançon, qui lègue sa bibliothèque aux missionnaires. Ils poursuivent leurs activités jusqu'en 1970, date à laquelle Monseigneur Lallier les supprime. On les juge moins utiles, puisque le Concile de Vatican II (1962-1965) appelle chaque chrétien à devenir un missionnaire.

Chœur de la chapelle des missionnaires diocésains d'École - © Commission Diocésaine d'Art Sacré.

  • Et aujourd'hui ?

Les prêtres missionnaires de Beaupré et d'École n'existent plus. Mais le souvenir de ces derniers se perpétue encore jusqu'à nous grâce aux nombreux témoignages qu'ils nous ont laissés. Ce sont les croix de missions, qui jalonnent les carrefours et places de nos villages. Le conservatoire d'Art Sacré préserve également plusieurs objets qui leur ont appartenu, comme les portraits de Pierre-Hubert Humbert et de Jean Ferreux, leur bienfaiteur, ou encore la Ceinture de la Vierge. La chapelle de la Mission, qui était la leur, abrite aujourd'hui le conservatoire de la Commission Diocésaine d'Art Sacré.

 

Le mois prochain, Pascale Bonnet, membre de la Commission Diocésaine d'Art Sacré, vous proposera un nouveau focus sur l'histoire de l'arrivée des religieuses de Port-Royal à Besançon !

 

 

 

 

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