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L'EVENEMENT du 1er SEPTEMBRE au 4 NOVEMBRE 2025 : CATHOLIQUES, PROTESTANTS, ORTHODOXES REUNIS POUR LE TEMPS DE LA CREATION

Le Temps de la Création est la période de l'année où les 2,2 milliards de chrétiens que compte la planète sont invités à prier et réfléchir sur la sauvegarde de la création. Elle se déroule chaque année du 1er septembre au 4 octobre.
Le Temps de la Création réunit la famille chrétienne mondiale autour d'un objectif commun.

 

Le 1er septembre fut proclamé Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création au sein de l'Église orthodoxe, et ce, en 1989 par le patriarche oecuménique Dimitrios Ier. Elle fut ensuite adoptée par les autres grandes Églises chrétiennes européennes en 2001, puis par le pape François pour l'Église catholique romaine en 2015. (voir rubrique ci-contre)
Ces dernières années, de nombreuses Églises chrétiennes ont commencé à commémorer le Temps de la Création (également appelée «Temps pour la Création») entre le 1er septembre et le 4 octobre, jour de la saint François d'Assise (célébrée par certaines traditions occidentales). Saint François d'Assise est l'auteur du Cantique des créatures et le saint patron de l'écologie

1 journée, 5 semaines pour la Création
En 2015, le pape François a retenu la date du 1er septembre pour instituer dans l’Église catholique, une « Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création ».
L’initiative rejoignait celle des Églises orthodoxes qui à l’occasion du 3ème rassemblement œcuménique de Sibiu en Roumanie de 2007, ont proposé un « temps de la création », du 1er septembre au 4 octobre.

Le thème du Temps pour la Création 2025 est :
« PAIX avec la CRÉATION - JARDIN de la PAIX », inspiré du Livre d’Isaïe (32, 14-18).

Le symbole est caractérisé par une colombe portant un rameau d’olivier qui donne vie au Jardin de la Paix.
Dans le récit biblique du déluge, la colombe joue le rôle du messager béni. La colombe envoyée par Noé revient à l’arche avec un rameau d’olivier frais dans son bec, signalant que le déluge se retire.
Comme l’histoire du déluge commence par une situation où « la terre est remplie de violence » (Gn 6, 13), le retour de la colombe avec le rameau d’olivier est devenu le signe d’une paix nouvelle.
Le prophète Isaïe a dépeint une Création désolée et sans paix en raison de l’absence de justice et de la rupture de la relation entre Dieu et l’humanité. Cette description de villes dévastées et de terres incultes souligne de manière éloquente le fait que les comportements destructeurs de l’homme ont un impact négatif sur la Terre.
Notre espoir : La création trouvera la paix lorsque la justice sera rétablie.
Il y a encore de l’espoir et l’attente d’une Terre pacifique.
Dans le contexte biblique, espérer ne signifie pas rester immobile et silencieux, mais agir, prier, changer et se réconcilier avec la Création et le Créateur dans l’unité, en metanoia (repentance), et de façon solidaire.

Lire encore 

Le symbole 2025 s’inspire d’Isaïe 32,14-18. Intitulé «Jardin de la paix», il représente une colombe blanche volant au-dessus d’un arbre. Le côté gauche de l’arbre est stérile, les racines s’enfonçant dans un sol sec, entouré d’un paysage aride et désolé.
En revanche, la partie droite de l’arbre est luxuriante et verte, au milieu d’un paysage florissant. La colombe, portant un rameau d’olivier dans son bec, s’envole vers la droite, symbolisant la paix comme transition d’une terre déchirée par la guerre et surexploitée à une terre fertile, prospère et hospitalière.
Souvenons-nous que l’humanité a été appelée à l’origine à s’occuper d’un jardin. Tout au long du Temps pour la création de cette année, nous réfléchirons au lien entre la protection
de la création et la promotion de la paix. La colombe blanche portant un rameau d’olivier est un symbole de paix mondialement reconnu. Dans l’histoire de Noé, elle représente également une nouvelle vie après la destruction.
Remarque : ce logo ne vise pas à diminuer la valeur unique des écosystèmes désertiques et de leurs créatures, qui font également partie de la création de Dieu. En outre, le désert joue un rôle important dans la Bible.
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THÈME DU TEMPS POUR LA CRÉATION 2025

Chaque année, le comité œcuménique de pilotage du Temps pour la Création propose un thème pour l’événement. Le thèmede cette année est « Paix avec la Création », inspiré par Esaïe32,14-18:

« Le palais est abandonné, la ville bruyante est désertée, le quartier de l’Ofel ainsi que la tour de guet sont devenus pour toujours des terrains vagues, où se plaisent les ânes sauvages et où paissent les troupeaux. Un jour, le Seigneur répandra sur nous son Esprit. Alors les terres incultes deviendront un verger et le verger une forêt. Le droit sera chez lui dans ces terres aujourd’hui incultes, et la justice régnera dans le verger. La justice produira la paix, elle créera pour toujours tranquillité et sécurité. Son peuple habitera une oasis de paix, il vivra en sécurité, au repos et sans souci.» 

  • Guerre à la Création

« Le palais est abandonné, la ville bruyante est désertée, le quartier de l’Ofel ainsi que la tour de guet sont devenus pour toujours des terrains vagues, où se plaisent les ânes sauvages et où paissent les troupeaux » (Ésaïe 32,14-18). Le prophète Ésaïe dépeint une Création en proie à la désolation qui ne connaît guère la paix en raison de l’injustice et de la relation brisée entre Dieu et l’humanité. Les cités dévastées et les friches reflètent l’impact destructeur que les activités humaines peuvent avoir sur la Terre. Les animaux se déplacent alors facilement et en viennent à réclamer ce qui jadis fut un habitat exclusivement humain, signifiant ainsi que les installations humaines les ont privés d’un espace suffisant. Si la joie d’une pâture pour les animaux est certainement une bonne chose en soi, cela ne se peut qu’au prix de déplacements humains causés par les conflits.
La paix est bien davantage que la seule absence de la guerre. Dans la Bible Hébraïque, shalom représente un concept bien plus profond qui va de l’absence de conflit à la restauration pleine et entière de la relation brisée, comme illustrée par la vision d’Ésaïe. Cette restauration englobe aussi bien notre relation avec Dieu, avec nous-même, mais aussi avec la famille humaine et le reste de la Création


 

À travers l’histoire, de nombreuses activités humaines ont pu participer à la destruction de la Création. Aujourd’hui pourtant, et plus que jamais, certaines activités humaines prennent la forme d’une guerre contre la Création. Notre impact, qui n’a cessé de croître du local au global, se manifeste par des modes de vie non durables, une consommation excessive, une pollution durable et une culture du prêt-à-jeter. Certains portent une plus grande responsabilité vis-a-vis de cette crise – la consommation des élites, les modèles commerciaux basés sur l’exploitation et les théories économiques qui privilégient le profit à la durabilité. La pollution, les crises sanitaires, la déforestation et les activités minières dans des zones de conflit ne font qu’empirer la situation.
L’année dernière, la Conférence de l’ONU sur la Biodiversité (COP16) qui s’est tenue à Cali, en Colombie, avait judicieusement choisi comme thème “Paix avec la Nature”, soulignant l’urgence de ces questions.
Dans le Cantique des Créatures, Saint François d’Assise appelle la Terre notre sœur et mère. Mais comment la Terre Mère peut-elle nous nourrir si nous échouons à la contempler, à apprendre d’elle et à l’aimer ? Ignorer les interconnexions revient à miner cette relation vitale.

  • Notre espérance : la Création trouvera lapaixquandla justice sera restaurée

« Le droit sera chez lui dans ces terres aujourd’hui incultes, et la justice régnera dans le verger » (Ésaïe 32,16).

Il y a de l’espérance pour la paix sur Terre. Bibliquement, l’espérance relève d’une démarche active qui implique la prière, l’action, la réconciliation avec la Création et le Créateur par la repentance (metanoia) et la solidarité. Ésaïe 32,14-18 offre la vision d’une Création pacifiée où le peuple de Dieu ne peut vivre que là où se trouve la justice. La droiture mène à la paix et restaure la fertilité des terres : «La justice produira la paix, elle créera pour toujours tranquillité et sécurité. Son peuple habitera une oasis de paix, il vivra en sécurité, au repos et sans souci» (Ésaïe 32,17-18).

La Création est le don sacré de Dieu confié à nos soins. Les chrétiens sont appelés à protéger et entretenir la Création dans la paix, travaillant ensemble et léguant cette responsabilité aux générations futures. Cette profonde interconnection rend la paix aussi essentielle que fragile. 

Le Pape François nous met ainsi au défi : “Quel est l’objectif de notre travail ? De quelle façon la terre a-t-elle besoin de nous ? Le choix de laisser une planète inhabitable dépend de nous” (Laudato Si’, 160).
Les Églises s’engagent globalement pour le climat, l’agriculture et la biodiversité, ancrées dans la théologie et les appels prophétiques pour la repentance et la justice. Ce n’est que par la réconciliation et une justice véritable pour tout le vivant que la Création connaîtra la paix, réalisant ainsi la vision d’Ésaïe (32,16-18).

  • Un moment de kairos : les 1700 ans du Credode Nicée

« Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible. Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, et par lui tout a été fait. Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie» (Credo de Nicée).

L’année 2025 marque le 1700ème anniversaire du Credo de Nicée. Depuis 325, les chrétiens de tous horizons suivent l’appel de Nicée pour confesser leur communion dans la foi et pour témoigner de leur foi dans le contexte d’un monde troublé, inégalitaire et divisé. Le Credo de Nicée est ainsi devenu le vecteur de paix et de communion entre les Églises. Notre travail de paix pour la Création s’appuie sur cette ancienne et forte communion œcuménique. C’est là l’expression actuelle du Credo de Nicée.
Le Credo de Nicée affirme que les chrétiens croient dans le Dieu trinitaire, le Père, le Fils et le Saint Esprit. En tant que Chrétiens, nous lisons Ésaïe 32,14-18 sur la base de notre foi dans le Dieu trinitaire : nous reconnaissons l’Esprit Saint dans l’esprit de guérison dont Ésaïe prévoit qu’il se répandra sur les terres incultes et les friches. Nous reconnaissons le travail de justification du Fils dans le témoignage d’Ésaïe vis-à-vis de la promesse de Dieu selon laquelle «le droit sera chez lui dans ces terres aujourd’hui incultes, et la justice régnera dans le verger». 

Dans notre monde troublé, inégalitaire et divisé, nous sommes fortifiés par la confession de foi et par la communion œcuménique établie par Nicée dans la poursuite de l’appel d’Ésaïe. Nous tenons bon quand nous témoignons de la promesse divine de paix pour la Création. Ainsi, face aux conflits et aux troubles, puissions-nous proclamer la promesse de Dieu : «La justice produira la paix, elle créera pour toujours tranquillité et sécurité» (Ésaïe 32,17)

  • Un appel pour l’action : « l’effe tde la justice sera la paix »

Dieu nous appelle à être des artisans de paix (Matthieu 5,9). Nous sommes appelés à vivre en paix, à adorer le Créateur et à travailler pour une communauté juste et durable qui s’aligne avec les plans éternels de Dieu. En tant que co-travailleurs avec le Créateur, nous devons incarner la paix avec toute la Création.

- « Son peuple habitera une oasis de paix » (v.18).
La paix de Dieu est inconditionnelle, ancrée dans la justice et la droiture pour tout le peuple et la Création. La justice ne peut pas exister uniquement pour quelques-uns.
- « Le verger [deviendra] une forêt » (v.15).
Dieu a déclaré que la Création était “bonne”. Malgré les dégâts causés par le péché (Genèse 3,17-19), la biodiversité représente la générosité et l’abondance. Par le Christ, Dieu fait Homme, nous sommes appelés à apprendre de la Création, à la respecter et à la protéger.
- « La ville bruyante est désertée » (v.14). Prions et répondons aux pleurs des communautés qui perdent leurs terres et leurs moyens de subsistance en raison de la guerre, du changement climatique ou de l’accaparement des terres ; et celles accablées en raison de pratiques non durables ou de dettes.
- « Un jour, le Seigneur répandra sur nous son Esprit » (v.15).
L’Esprit nous guide vers une conversion écologique et une compréhension plus profonde de notre famille cosmique. Il nous faut changer notre état d’esprit, embrasser la justice et transmettre ces valeurs aux générations futures. Le résultat, inspiré par l’Esprit, doit être quelque chose de plus grand et de véritablement transformateur. Nous ne cherchons pas seulement à restaurer les conditions qui prévalaient avant le conflit. 
- La paix avec la Création appelle des mesures proactives.
Jésus enseigne la repentance et la justice réparatrice. Nous devons réparer les relations brisées : entre les humains et la Terre, entre les humains et les autres créatures, entre les humains et Dieu.
-  « La justice produit la paix » (v.17).
Bien que les défis semblent écrasants, le Christ nous rappelle que “Tout est possible à Dieu” (Matthieu 19,26). L’espérance nourrit l’action ; par la prière, le discernement et l’engagement, nous pouvons poser le fondement pour le changement.
- La paix de Dieu se fait jour lorsque nous travaillons pour la justice, la solidarité, la réconciliation et l’harmonie avec la Création. La transformation demande de la patience, de la compréhension et de la confiance. L’action peut inclure la sensibilisation, des projets durables, des campagnes de nettoyage ou encore l’éducation, ce qui montre à quel point prendre soin de la Création est central dans notre foi. Nous devons collaborer et nous appuyer sur la diversité pour parvenir à la paix. 
- « Alors les terres incultes deviendront un verger » (v.15).
Les processus de paix tels que la reforestation, le nettoyage des rivières ou la construction de puits peuvent unir des groupes divisés.
Puisse l’Esprit se répandre en nous pour que nous puissions travailler ensemble à faire la paix avec la Création
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La journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création
Tout savoir : ici


PAIX AVEC LA CRÉATION

Créateur de tout,
nous te louons pour le don de la vie
et pour la foi qui nous unit dans le soin de notre maison commune.
Nous confessons combien nous sommes devenus étrangers —
les uns aux autres, à ta Création, et à notre être véritable.
Nous reconnaissons que notre avidité et nos instincts destructeurs
ont brisé nos relations avec toi, avec les autres, et avec la Terre.
Les champs fertiles sont devenus stériles,
les forêts sont désolées,
les océans et les rivières sont pollués.
Des communautés florissantes sont devenues des lieux de souffrance,
et la terre pousse un cri.

Christ bien-aimé,
toi qui as dit « Shalom » à des cœurs effrayés,
éveille en nous une action compatissante.
Inspire-nous à œuvrer pour la fin des conflits
et pour la restauration complète des relations brisées —
avec toi, avec la communauté œcuménique,
avec la famille humaine,
et avec toute la Création.

Prince de la Paix,
à travers tes blessures, apprends-nous à nous tenir en solidarité
avec les blessures des autres,
de la création, et du monde.
Par ta résurrection,
fais de nous un peuple d’espérance —
ayant la vision d’épées transformées en socs de charrue
et de larmes changées en joie.

Puisse-t-on se rassembler comme une seule famille,
pour œuvrer à ta paix —
un shalom où tout ton peuple
puisse habiter en sécurité
et se reposer dans des lieux paisibles.
Amen.

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