Les conservatoires d'Art Sacré — Commission Diocésaine d'Art Sacré

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Les conservatoires d'Art Sacré

Retrouvez sur cette page l'histoire des deux conservatoires de la Commission Diocésaine d'Art Sacré !

Le conservatoire d'école.

 

Durant les décennies 1960 et 1970, l’Église Catholique connaît de nombreux bouleversements. Il y a d’abord le Concile Vatican II (1962-1965), qui engendre plusieurs modifications liturgiques. Ainsi, la messe ne se dit plus dos au peuple, mais face au peuple, et certains offices sont révoqués, comme l’Office des Ténèbres. Cela amène donc à la disparition de certains objets du culte, comme le chandelier de l’Office des Ténèbres ou les anciens maîtres autels dans certaines églises. Pareillement, maints petits reliquaires sont retirés des églises.

Toutefois, des voix s’élèvent pour que ces objets cultuels ne soient pas vendus ou détruits, mais préservés pour les générations à venir. C’est à ce moment qu’intervient la Commission Diocésaine d’Art Sacré. Pour éviter leur dispersion, elle les rassemble ceux qui ont été sauvés dans l’actuel centre diocésain, avant de les transférer, peu avant l’an 2000, à la chapelle des anciens missionnaires diocésains au village d’École.

Extérieur de la Chapelle de la Mission d'École - © Commission Diocésaine d'Art Sacré

L’ensemble des objets préservés s’y trouve encore. À la saison estivale, la chapelle, devenue conservatoire diocésain, se visite. Vous pouvez y admirer quelques curiosités et objets historiques, comme la Sainte Ceinture de la Vierge Marie, la doublure de la calotte de Saint Alphonse de Liguori, une chasuble « révolutionnaire », ou encore les vitraux du Père Marie-Alain Couturier, qui constituent un ensemble remarquable.

LE CONSERVATOIRE DE SAINT-PAUL.

Mais la place est rapidement venue à manquer au sein de ce dépôt, ce qui a obligé la Commission à en ouvrir un second, récemment. Ce dernier se trouve dans les réserves de l’église Saint-Paul de Besançon, et ne contient que des vêtements sacerdotaux. En effet, depuis le Concile, les chasubles violons ont été abandonnées au profit des chasubles gothiques. Parfois mal conservées dans les sacristies, elles ont été données au diocèse de Besançon pour qu’il les préserve des injures du temps en un endroit sain.

Église Saint-Paul de Besançon - © Commission Diocésaine d'Art Sacré.

Dans le paragraphe précédent, il était question de chasubles gothiques et de chasubles violons. Les deux photos suivantes ont pour but d'illustrer ce propos. La première photographie présente une chasuble dite violon, en raison de sa forme, à l'avant, semblable à un violon. On commence à les utiliser massivement à partir du Concile de Trente (1545-1563). C'est après le Concile Vatican II qu'elles disparaissent définitivement au profit des chasubles gothiques. Ce sont les premières chasubles, usitées à la période antique et médiévale. Les deux chasubles présentées sont de couleur rouge. Le décor de la première est très riche, surtout dans le dos, puisque l'on disait alors la messe dos au peuple. Le décor de la seconde est beaucoup plus sobre, puisqu'avec le Concile Vatican II, on cherche à épurer la liturgie de toutes ces fioritures, jugées superflues.

Arrière d'une chasuble violon - © Commission Diocésaine d'Art Sacré

Avant d'une chasuble violon - © Commission Diocésaine d'Art Sacré

Arrière d'une chasuble gothique - © Commission Diocésaine d'Art Sacré

 

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