4 et 5 OCTOBRE 2025 - L'EGLISE UNIVERSELLE CELEBRE LA 111ème JOURNEE MONDIALE DU MIGRANT ET DU REFUGIE, sur le thème : " MIGRANTS, MISSIONNAIRES D'ESPERANCE".. — Paroisse Saint-Pierre-Fourier - Plaine de Gray

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4 et 5 OCTOBRE 2025 - L'EGLISE UNIVERSELLE CELEBRE LA 111ème JOURNEE MONDIALE DU MIGRANT ET DU REFUGIE, sur le thème : " MIGRANTS, MISSIONNAIRES D'ESPERANCE"..

Placée sous le thème « Migrants, missionnaires d’Espérance », cette édition met en lumière le courage et la ténacité des migrants et des réfugiés, qui, malgré les épreuves, témoignent d’une espérance vivante et deviennent porteurs d’espérance au sein des communautés qui les accueillent. Ce rendez-vous mondial, voulu initialement par le pape François, rappelle le rôle essentiel des migrants dans la revitalisation de la foi et le dialogue interreligieux, tout en soulignant la dimension spirituelle du cheminement humain vers une patrie commune.

LA PLUS ANCIENNE JOURNÉE MONDIALE DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE
Souhaitée en 1914 par le pape Benoît XV, la date de cette célébration a d’abord été laissée à la convenance des Conférences épiscopales (et en France au choix des diocèses).Puis en 1969, le Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants était créé par le pape Paul VI. En 2004, le pape Jean-Paul II publiait l’Instruction Erga Migrantes Caritas Christi, texte de référence pour la pastorale des migrants, et fixait la JMMR au deuxième dimanche après le 6 janvier.
En 2016, le pape François instituait un Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral. Depuis, il dirige personnellement la Section « Migrants et Réfugiés » qui en fait partie.En septembre 2018, il a été décidé de célébrer la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié le dernier dimanche de septembre.

À l’occasion de la 111ᵉ Journée mondiale du migrant et du réfugié (JMMR), célébrée exceptionnellement les 4 et 5 octobre 2025 dans le cadre de l’Année jubilaire, l’Église catholique invite à porter un regard renouvelé sur le parcours des personnes migrantes. Placée sous le thème « Migrants, missionnaires d’espérance », cette édition met en lumière le courage et la ténacité des migrants et des réfugiés, qui, malgré les épreuves, témoignent d’une espérance vivante et deviennent porteurs d’espérance au sein des communautés qui les accueillent. Ce rendez-vous mondial, voulu initialement par le pape François, rappelle le rôle essentiel des migrants dans la revitalisation de la foi et le dialogue interreligieux, tout en soulignant la dimension spirituelle du cheminement humain vers une patrie commune.
 

  • L’espérance au cœur du message

Le thème choisi souligne le rôle des migrants comme « missionnaires d’espérance » dans les communautés qui les accueillent. Leur présence contribue souvent à revitaliser la foi et à promouvoir le dialogue interreligieux basé sur des valeurs communes. De plus, ils rappellent à l’Église le but ultime du pèlerinage terrestre : l’obtention de la future patrie.

  • Une célébration exceptionnelle

Contrairement aux années précédentes, la Journée mondiale du migrant et du réfugié 2025 ne sera pas célébrée le dernier dimanche de septembre, mais les 4 et 5 octobre 2025. Cette date coïncide avec le Jubilé des Migrants et celui du Monde missionnaire, deux événements majeurs qui se tiendront à Rome dans le cadre de l’Année jubilaire.
Cette convergence entre la Journée mondiale du migrant et du réfugié et l’Année jubilaire 2025 offre une opportunité unique de réflexion sur la solidarité, l’espérance et l’engagement au service de Dieu et des frères, dans un esprit de réconciliation et de miséricorde propre au Jubilé.

À la suite du Christ qui s’est lui-même identifié à l’étranger (Mt 25, 35), l’Église a toujours eu le souci de celui que l’éloignement de sa terre natale fragilise.
En 1914, le pape Benoit XV a institué une Journée mondiale du migrant et du réfugié. La date, alors fixée librement par les diocèses, donnait lieu à diverses messes des nations,  fêtes des peuples ou journées de partage et d’accueil tout au long de l’année…
En 1969, le pape Paul VI rappelait que la célébration de cette journée doit tendre à ce que les membres du peuple de Dieu connaissent mieux leurs devoirs et prennent leurs propres responsabilités dans le soutien des œuvres en faveur des personnes en migration. La même année était créé le Conseil Pontifical pour la pastorale des migrants.
En novembre 2004, le pape Jean Paul II décidait que cette journée serait célébrée à une date unique pour toute l’Église, le deuxième dimanche après le 6 janvier.
Avec l’instruction Erga migrantes caritas Christi, publiée en mai 2004, le pape Jean-Paul II réaffirme l’importance de cette date: « La célébration annuelle de la Journée mondiale du migrant et du réfugié sera l’occasion de redoubler d’efforts … afin que nous puissions être aidés à vivre ensemble devant Dieu – au même moment – un jour de prière, d’action et de sacrifice pour la cause des migrants et des réfugiés ».

Par cette journée, l’Église catholique veut rappeler, de par le monde, ses convictions et ses engagements pour que soient respectés et reconnus dans leurs droits et dignité les migrants, les réfugiés, les demandeurs d’asile et tous les hommes et femmes de la migration. Les catholiques devront mettre à profit cette journée pour renouveler dans la foi leur confiance en Jésus-Christ, visage d’un Dieu Père de tous les hommes, de toutes langues, origines et cultures.

En France tous les catholiques s’unissent à la prière de l’Église universelle pour les peuples migrants. Comme l’explique Mgr Claude Schockert, évêque de Belfort-Montbéliard, ancien responsable de la pastorale des migrants, l’enjeu est de faire avancer « la construction de la fraternité universelle, base indispensable d’une véritable justice et condition de la paix » en « aidant chaque communauté chrétienne à s’ouvrir aux questions que soulève la présence des migrants et des exilés chez nous. »
Source : Eglise catholique en France

MESSAGE DU PAPE LEON XIV POUR LA JOURNÉE MONDIALE DU MIGRANT ET DU RÉFUGIÉ 2025

Chers frères et sœurs,

La 111e Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, que mon prédécesseur a voulu faire coïncider avec le Jubilé des migrants et du monde missionnaire, nous offre l’occasion de réfléchir sur le lien entre espérance, migration et mission.

Le contexte mondial actuel est tristement marqué par les guerres, les violences, les injustices et les phénomènes météorologiques extrêmes qui obligent des millions de personnes à quitter leur terre d’origine pour chercher refuge ailleurs. La tendance généralisée à ne se préoccuper que des intérêts de communautés restreintes constitue une menace grave pour le partage des responsabilités, la coopération multilatérale, la réalisation du bien commun et la solidarité mondiale au profit de toute la famille humaine. La perspective d’une nouvelle course aux armements et le développement de nouvelles armes, y compris nucléaires, le peu de considération accordée aux effets néfastes de la crise climatique actuelle et les profondes inégalités économiques rendent les défis présents et futurs de plus en plus difficiles.

Face aux théories de dévastation mondiale et aux scénarios effrayants, il est important que grandisse dans le cœur de chacun le désir d’espérer un avenir de dignité et de paix pour tous les êtres humains. Un tel avenir est une partie essentielle du projet de Dieu sur l’humanité et le reste de la création. Il s’agit de l’avenir messianique annoncé par les prophètes : « Des vieux et des vieilles s’assiéront encore sur les places de Jérusalem : chacun aura son bâton à la main, à cause du nombre de ses jours. Et les places de la ville seront remplies de petits garçons et de petites filles qui joueront sur les places. […] Car sa semence sera en paix : la vigne donnera son fruit, la terre donnera ses produits et le ciel donnera sa rosée » (Za 8, 4-5.12). Et cet avenir a déjà commencé, car il a été inauguré par Jésus-Christ (cf. Mc 1, 15 et Lc 17, 21) et nous croyons et espérons en sa pleine réalisation, car le Seigneur tient toujours ses promesses. 

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PRIÈRE

Dieu de la route et de l’avenir,
tu marches avec ton peuple en exil depuis les temps anciens.
Aujourd’hui encore, tu parles à travers la vie
de tant de femmes, d’hommes et d’enfants
qui quittent leur terre, poussés par la faim, la guerre
ou le rêve d’un avenir digne.
Donne-nous d’accueillir leurs pas comme le Christ crucifié
qui vient à notre rencontre,
car ils sont, au cœur de nos sociétés parfois repliées,
des missionnaires d’espérance,
témoins vivants que la vie est toujours plus forte que l’exil.
Apprends-nous à voir dans chaque visage migré
ton visage de Ressuscité.
À discerner les signes des temps dans leurs histoires,
leurs luttes, leurs chants.
À agir avec courage et justice pour bâtir des ponts, et non des murs.
Et à aimer sans mesure, comme toi tu nous aimes.
Fais de nos communautés des lieux de rencontre,
où chacun – quelle que soit sa langue, son origine,
son histoire – trouve place à la table commune,
et découvre en l’autre un frère, une sœur, un compagnon de route.
Seigneur, rends-nous fidèles à l’espérance
que les migrants et les réfugiés sèment parmi nous. Amen.

+ Jean-Louis Balsa,
archevêque d’Albi, évêque accompagnateur de la pastorale des migrants

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